SCÈNE IV
VENDÔME, ADELAÏDE, COUCY
TBirDÀXB.
Hélas ! je te TaTOue , oui , dans ma frénésie , Moi-même à mon rirai j'eusse arraché la rie. Je n'étais plus à moi ; ce délire odieux Précipitait ma rage , et m'ayeuglait les yeux.
* L'amour, le fol amour, de mes sens toujours maître ,
* En m'ôtant la raison , m*e&t excusé peut-être.
* Mais toi , dont la sagesse et les réflexions
* Ont calmé dans ton sein toutes les passions ,
* Toi , dont j'ai craint oetat fois l'esprit ferme et rigide^
* Atcc tranquillité commettre «n parricide !
▲DBLAiDB.
Barbare!
couor.
Ainsi l'honreur et l'exécration , Qui Sttiyent de si près cette indigne action , D'un repentir utile ont pénétré rotre âme ; Et malgré tout l'excès de Totre injuste flamme ,
* J^ prix de. Totre sang tous Toudriez sauTer
* Ce sang dont yos fureurs ont voulu vous priver ?
TBROftMB.
Pl&t au ciel être mort avant ce coup foneste !
ADBLAÏDB.
Ah ! cessez des regrets que ma douleur déteste : Tomnez sur moi vos mains , achevez vos fureurs.
D'ADELAÏDE DU GVfiSChlK' m
Conservez 709 remonU ; et yous , ^«écfaies tjm fb^mm.
▼ SXDÔVB.
Coiicj, qne dites-TOiu ?
▲ DSLAÎDB.
Quel boiiheori tjpid mystère ?...
flOOOTy •■ CrMal avanrer NcoMon.
* Venez, paniaaezi prince , embnmez votre C^re.
TBNDÔKB*
Ah ! mpn app^iy mon pèrel
CD ne Y.
Que j'aime à voir en Tons cette douleur sincère !
TBUDÔMB.
JVemours.... mon frère.... hélas ! mon crime est devant m^ : Mes yeux n'osent encoor se retourner vers foi : De quel œil revois-tu ce monstre parricide ?
BBVOURS.
Je snîs entre tes mains avec Adélaïde.
Nos cœurs te sont connus ; et tn vas décider
De qnel œil désormais je te dois regarder.
▲DELA.ÎDB.
J*ai vu vos sentùneniftsi purs, si magnanimes.
J'étais né vertueux , vous avez foit mes crimes.
OOUOT.
Ah ! ne rappelez plus cet affreux souvenir !
BBMOOBS.
* Quel est do&e tott dessein ? parle.
VBHDÔHB.
De me pnnîr.
vbbd6kb.
* Ah I c'est trop me montrer mes malheurs et ma perte ! Éioignez«vons plut6t , et fîiyez-moi tous deux ;
Je m'arrache le cœur en vous rendant heureux. De ce cœur malhenreux ménagez la hlessore ;
x48 VARIANTES ^'ADELAÏDE DÛ GUESCLIN.
Ce n'est qa'en frémissant qn*il cède à h nature.
Craignes mon repentir, profitez d'un effort
Plus donlooreux pour nioi , plus cruel que la mort.