‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 139 sur 446 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

LE DUC

* Er bien ! c'en est donc fait; l'ingrate, la parjure, ^ A mes yeux sans rougir étale mon injure :

* De tant de trahisons l'abîme est découvert;

* Je n'aTais qu'un ami, c'est lui seul qui me perd. ^ Amitié, vain fantôme, ombre que j'ai chérie,

^ Toi qui me consolais des malheurs de ma vie,

* Bien que j'ai trop aimé, que j'ai trop méconnu,

* Trésor cherché sans cesse , et jamais obtenu !

* Tu m'as trompé, cruelle, autant que l'amour même;

* Et maintenant, pour prix de mon erreur extrême,

* Détrompé des faux biens, trop fiatits pour me charmer,

* Mon destin me condamne à ne plus rien aimer. ^ Le voilà cet ingrat qui , fier de son parjure,

* Vient encor de ses mains déchirer ma blessure.

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