ACTE IV, SCENE IL ij
LB DOC
* Il pourra te venger, mais non te secourir ;
* Et ton sang....
AMÉLIE
Non , cruel , c*est à moi de mourir*
* J'ai tout fait ; c'est par moi que ta garde est séduite ;
* J'ai gagné tes soldats, j'ai préparé ma fuitQ. .
* Punis ces attentats et ces crimes si grands,
* De sortir d'esclavage et de fuir ses tyrans :
* Mais respecte ton frère, et sa femme ^ et toi-même :
* Il ne t'a point trahi, c'est un frère qui t'aime;
* Il voulait te servir quand tu veux l'opprimer.
^ Quel crime a-t-il commis , cruel, que de m'aimer?
* L'amour n est-il en toi qu'un juge inexorable?
LB DUC
"^ Plus VOUS le défendez , plus il devient coupable.
* C'est vous qui le perdez ^ vous qui l'assassinez;
* Yous^ par qui tous nos jours étaient empoisonnés;
^ Vous qui , pour leur malheur, armiez des mains si chères. ^ Puisse tomber sur vous tout le sang des deux frères !
* Vous pleurez ! mais vos pleurs ne peuvent me tromper;
* Je suis prêt à mourir, et prêt à le frapper,
* Mon malheur est au comble, ainsi que ma faiblesse. .
* Oui, je vous aime encor; le temps, le péril presse :
* Vous pouvez à l'instant parer le coup mortel :
* Voilà ma main, venez : sa grâce est à l'autel»
▲XBLIB.
"" Moi, seigneur?
liE DUC.
C'est assez.
AMELIE.
Moi, que je le trahisse!
LB DUC
^ Arrêtez.... répondez....
AMELIE.
Je ne puis.
LE DUG
Qu'il périsse.
▼ÀXIll*
*" Ne vous laissez pas vaincre en ces affreux combats^}
* Osez m'aimer assez pour vouloir mon trépas :
* Abandonnez mon sort au coup qu'il me prépaie.
* Je mourrai triomphant des mains de ce barbare;
* Et si vous succombiez à son lâche courroux ,
^ Je n'en mourrais pas moins ^ mais je mourrab par tous.
LE DUC
^ Qu'on l'entraîne à la tour; allez, qu'on m'obéisse.