I.E &OI
Moi , qu'au sang pHîUstîn \e fasse un tel outrage ! Moi , mettre en liberté ces peuples odieux ! Votre Dieu serait-il plus puissant que mes dieux !
SAMSOR.
Vous allez l'éprouver; voyez si la nature Reconnaît ses commandemens.
Marbres, obéissez ; que Tonde la plus pure Sorte de ces rochers , et retombe en torrens.
(On Toit des fcmUiDes jaillir dans l'enfoncement) CHŒUR.
Ciel ! ô ciel ! à sa voix on voit jaillir cette onde Des marbres amollis !
Les élémens lui sont soumis !
*Est-il le souverain du monde
hE ROI.
N'importe; quel qu'il soit , je ne puis m'avilir A recevoir des lois de qui doit me servir.
THÉÂTRE. TOMC II. 2
i8 SAMSON,
SAMSON
Eh bien ! vous avez tu quelle était sa puissance , Connaissez quelle est sa vengeance.
Descendez , feux des cteux, ravagez ces climats: Que la foudre tombe en éclats ;
De ces fertiles champs détruisez Tespérance.
( Tout le théâtre paratt embrase.)
Brûlez, moissons; séchez-, guérets; Embrasez-vous, vastes forêts.
(au roi.)
Connaissez quelle est sa vengeance.
CHŒUR
Tout sembrase, tout se détruit; Un Dieu terrible nous poursuit.
Brûlante flamme, affreux tonnerre,
Ciel ! ô ciel ! sommes*nous Au jour où doit périr la terré ?