‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 171 sur 446 · ACTE IV, SCENE V. i«x · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V. i«x

LE OUG«

Je te retrouve enfin dafis^mon adversitë : li'uniyers m'abandonne, et toi seul m'es resté. Tu ne souffriras pas que mon rival tranquille Insulte impunément à ma rage inutile; Qu'un ennemi vaincu , maître de mes états , Dans les bras d'une ingrate insulte à mon trépas.

LISOIS

Non , mais en vous rendant ce malheureux service,

* Prince , je vous demande un autre sacrifice.

LE DUC

* Parle.

LISOIS

Je ne veux pas que le Maure en ces lieux,

* Protecteur insolent, commande sous mes yeux :

* Je ne veux pas servir un tyran qui nous brave.

* Ne puîs-je vous venger sans être son esclave?

Si vous voulez tomber, pourquoi prendre un appui? ^ Pour mourir avec vous ai-je besoin de lui ?

* Du sort de ce grand jour laissez-moi la conduite :

* Ce que je fais pour vous peut-être le mérite.

"* Les Maures avec moi pourraient mal s'accorder ;

* Jusqu'au dernier moment je veux seul commander.

LE DUC

* Oui, pourvu qu'Amélie, au désespoir réduite,

* Pleure en larmes de sang l'amant qui l'a séduite 9

* Pourvu que de Vborreur de ses gémissemens

* Ma douleur se repaisse à mes derniers momens;

* Tout le reste est égal , et je te l'abandonne.

* Prépare le combat; agis, dispose, ordonne.

* Ce n'est plus la victoire où ma fureur prétend;

* Je ne cherche pas même un trépas éclatant.

* Aux cœurs désespérés qu'importe un peu de gloire ?

* Périsse ainsi que moi ma funeste mémoire !

* Périsse avec mon nom le souvenir latal

* P une indigne maîtresse et d'un lâche rival !

IiISOIS.

* Je l'avoue avec tous : une nuit étemelle

* Doit couvrir, s'il se peut, une fin si cruelle.

* C'était avant ce coup qu'il nous fallait mourir :

* Mais je tiendrai parole , et je vais vous servir.

FIN DU QUATRIBXB AGTR.

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