ACTE V, SCENE IV
LB DUC
* Ministre de mon crime, as-tu pu niobéir ?
LIftOIS.
* Je TOUS avais promis, seigneur, de tous servir.
LB DUC
* Malheureux que je suis ! ta sévère rudesse
* A cent fois de mes sens combattu la faiblesse.
* Ne devais-tu te rendre à mes tristes souhaits
* Que quand ma passion t'ordonnait des forfaits?
* Tu ne m'as obéi que pour perdre mon frère !
LISOIS
* Lorsque j*ai refusé ce sanglant ministère,
* Votre aveugle courroux n'allait-il pas soudain
* Du soin de vous Tênger charger une autre main ?
LE DUC
^ L* amour, le seul amour, de mes sens toujours maître, ^ En m'ôtant ma raison, m'eût excusé peut-être^
* Mais toi, dont la sagesse et les réflexions
* Ont calmé dans ton sein toutes les passions ,
* Toi dont j'avais tant craint l'esprit ferme et rigide,
* Avec tranquillité permettre un parricide !
LISOIS
* Eh bien! puisque la honte avec le repentir,
* Par qui la vertu parle à qui peut la trahir,
* D'un si juste remords ont pénétré votre âme ;
* Puisque, malgré l'excès de votre aveugle flamme^
* Au prix de votre sang vous voudriez Sauver
* Le sang dont vos fureurs ont voulu vous priver;
* Je puis donc m'explîquer : je puis donc vous apprendre
* Que de vous-même enfin Lisois sait vous défendre.
* Connaissez-moi, madame , et calmez vos douleiu's. (an duc.) (àAmâie.)
^ Vous , gardez vos remords; et vpus, séchez vos pleurs;
THàATEX. TOMB II. l4 -
ttio XK DUC DE FOIX,
* Que ce jour à tous trou soit ua jour salutaire.
* Venez, paraissez, prince, embrassez yptre frère.
( Le théâtre t^ouTre , Vamir paraît.}