‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 226 sur 446 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZÉLIDE, PHANOH.

FHAITOH.

Non, je ne puis sou£Erir l'indigne déférence Dont vous l'honorez à mes yeux :

La seule égalité m'offense; L'injurieuse préférence Est un affront trop odieux,

ZBLIDB.

11 combat pour yous-mème , est^e à vous de tous plaindre ?

Vous deviez plus d'égards aux exploiu de Tanis, Il faut ménager^ il fsiut craindre Les grands cœurs qui nous ont servis.

FHANOR.

Poursuivez, achevez, ingrate; Faites tomber sur moi notre commun malheur ; Élevez jusqu'à vous un barbare, un pasteur. Oubliez....

ZÉLIDB.

Osez-vous ?...

PBANOR.

Oui, je vois qu'il s'en flatte; Oui , vous encouragez sa téméraire ardeur. ' Votre faiblesse éclate Dans vos yeux et dans votre cœur.

ZBLIDB.

Pourquoi soupconnez-vous que je puisse descendre

a88 TANIS ET ZÉUDË,

Jusqu'à souffrir qu'il me sous ma loi P Vos soupçons menaçans sufficaient pour m'apprendra Qu'il n'est pas indigne de moi.

PHA.NOR.

O ciel! qu'avec raison de ce fiital rivage Je voulais partir aujoardliai!

Pouvez-vous à ce point outrager mon comage t

ZÉiLIDS.

Si l'égaler à vous, c'est vous'faire un outrage, Surpassez son grand cœur en servant mieux que lui*

CHOBUR DES PASTEUHS, denière la M:«aek>

. * Aux armes ! aux armes !

Marchons, signalons-nous.

PHANOE.

Eh bien ! je vais périr pour vos perfides charmes ; Je vais chercher la mort, et j'en chéris les coups»

Vous seule causez mes alarmes ; Je n'ai point d'ennemis plus funestes que vous.

(Ufort) LE CHOEUR.

Aux armes! aux armes !

Marchons, signalons-nous.

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