‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 25 sur 446 · ACTE ni, SCENE III. a · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE III. a

SAMSON

Parlez, tous iii*allez enchanter :

Les vents viennent de s'arrêter; Ces forêts, ces oiseaux, et toute la nature, Se taisent pour vous écouter.

DALI LA se met à câtë de SanuoD. Le cfaorar se range autour d*ettx. Dalila chante cette cantatille, accompagnée de pea d*in»tnunen« qui lont nir b théâtre.

Yénus dans nos climats souvent daigne se rendre ;

C*est dans nos bois qu'on vient apprendre De son culte charmant tous les secrets divins. ^ Ce fîit près de cette onde , en ces rians jardins , Que Yénus enchanta le plus beau des humains. Alors tout fut heureux dans une paix profonde ; Tout l'univers aima dans le seifk du loisir. Vénus donnait aii monde L'exemple du plaisir.

SAMSOlf.

Que ses traits ont d'appas ! que sa voix m'intéresse! Que je suis étonné de sentir la tendresse ! De quel poison charmant je me sens pénétré!

DALILA

Sans Vénus, sans l'Amour, qu'aurait-il pu prétendre?

Dans nos bois il est adoré.

Quand il fut redoutable , il était ignoré :

Il devint dieu dès qu'il fut tendre.

Depuis cet heureux jour Ces prés, cette onde , cet ombrage, Inspirent le plus tendre amour Au cœur le plus sauvage*

«AXSON.

O ciel! 6 troubles inconnus !

J'étais ce cœur sauvage, et je ne le suis plus.

«6 SAMSON

Je suis changé ; j'éprouve une flamme naissante. (à DiiUlt.) Ah! s*il était une Vénus , Si des Amours cette reine .charmante Aux mortels en effet pouvait se présenter, Je vous prendrais pour elle, et croirais la flatter.

DALI LA

Je pourrais de Vénus imiter la tendresse. Heureux qui peut brftler des feux qu'elle a sentis ! Mais j*eusse aimé peut-être un autre qu Adonis, Si j*avais été la déesse.

iSCÈNE IV.

LES pRécÉDENS, LES HÉBREUX.

LES HÉBEEUX.

Ne tardez point, venez ; tout un peuple fidèle Est prêt à marcher sOus vos lois :

Soyez le premier de nos rois ;

Combattez et régnez : la Gloire vous appelle.

SAKSQN.

Je vous suis, ]e le dois; j'accepte vos présens.

Ah !... quel charme puissant m*arrête ! Ah ! dififérez du moins, différez quelque temps

Ces honneurs brillans qu'on m apprête.

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