ACTE II, SCENE V. 43i
Nous l'enyerrons en douceur aux galères.
LISE
C'est un projet frateroel et chrétien.
En attendant, tous confisquez son bien : C'est votre avis; mais moi, je tous déclare Que je déteste un tel projet.
&ONDON.
Tarare.
Va , mon enfant , le contrat est dressé ; Sur tout cela le notaire a pasaé.
FIBEBHFAT.
Nos pères l'ont ordonné de la sorte ; En droit écrit leur volonté l'emporte.
Lisez GujaSy chapitres cinq, sir, sept:
« Tout libertin de débauches infect , « Qui , renonçant à l'aile paternelle , « Fuit la maison , ou bien qui pille icelle, « Ipso facto ^ de tout dépossédé, « Comme un bâtard il est exhérédé. »
LISE
Je ne connais le droit ni la coutume ; Je n'ai point lu Cujas , mais je présume Que ce sont tous des malhonnêtes gens , Vrais ennemis du cœur et du ban sens , Si dans leur code ils ordonnent qu'un frère Laisse périr son frère de misère ; Et la nature et l'honneur <mt leurs droits. Qui valent mieux que Cujas et vos lois.
mon DON.
Ah ! laissez là vos \Km et voue code , Et votre honneur, et frites à ma mode; De cet aine que t'embarrasses -tu?
Il frut du bien.
«Sa L'EïfFANT PRODIGUE,
XiiSB.
Il faut de la vertu.
Qu'il soit puni; mais au moins qu'on lui laisse Un peu de bien , reste d'un droit d'aînesse. Je TOUS le dis, ma main ni mes faveurs Ne seront point le prix de ses malheurs. Corrigez donc Farticle que j'abhorre Dans ce contrat, qui tous nous déshonore : Si rintérét ainsi Ta pu dresser, C'est un opprobre, il le £aut ef&cer.
FIBRBNFAT.
Ah ! qu'une femme entend mal les affaires !
RONDON.
Quoi ! tu voudrais corriger deux notaires ? Faire changer un contrat ?
LISfe.
Pourquoi non ?
RONDON.
Tu ne feras jamais bonne maison; Tu perdras tout.