‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 332 sur 446 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

EUPHÉMON, aONDON, LISE, FIERENFAT.

RONDON.

ÂH ! le Toiciy le bon-homme Euphémon.

Viens, viens, j'ai mis ma fille à la raison. On n'attend plus rien que ta signature ; Presse-moi donc cette tardive allure :

Dégourdis-toi, prends un ton réjoui, Un air de nooe, un front épanoui ; Car dans neuf mois, je veux , ne te déplaise , Que deux enfauos...* Je ne me sens pas d'aise. Allons , ris donc , chassons tous les ennuis ; Signons, signons.

EUPHÉMOir.

Non , monsieur, je ne puis.

FlfiB.SlCFAT.

Vous ne pouvez ?

&ONDON.

En voici bien d*une autie.

FIBEBIVFAT.

Quelle raison ?

EONOON.

Quelle rage est la vôtre?

Quoi ! tout le monde est^il devenu fou? Chacun dit , non : comment ? pourquoi ? par où ?

EUPHÉMON.

Ah! ce s^ait outrager la nature

XnSATBB^TOMm II. ^Q

434 L'ENFAWT PRODIGUE,

Que de signer dans cette conjonctureji

RONDOir.

Serait-ce point la dame Çroupillac Qui sourdement fait ce maudit micmac?

BVTPHBXOlf.

Non , cette femme est folle , et dans sa tête Elle veut rompre un hymen que j'apprête : Mais ce n'est pas de ses cris impuissans Que sont venus les ennuis que je sens.

ROffDON.

Eh bien ! quoi donc ? ce béquillard du coche Dérange tout, et notre affaire accroche?

EUPHiMOR.

Ce qu'il a dit doit retarder du moins L'heureux hymen, objet de Uni de aoîna.

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