‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 374 sur 446 · SCENE- PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE- PREMIERE

ZULIME, ATIDE, MOHADIK.

Z 1Î I< I M B y d'one Toix htMe et entrecoupa , les yeux baîssët et regardant à peine Mohiidir.

Azx£z, laissez Zulime aux remparts d'Arsénié: Partez ; loin de vos yeux je vais cacher ma vie 9 Je vais mettre à jamais , dans un autre univers | Entre mon père et moi la barrière des mers. Je n*ai plus de patrie , et mon destin m'entraîne. Retournez, Mohadir, aux murs de Trémizènei Consolez les vieux ans de mon père affligé: Je l'outrage, et je l'aime; il est assez vengé. Puissent les justes cieux changer sa destinée! Puisse-t-il oublier sa fille infortunée !

MOHADIR.

Qui ? lui ! vous oublier ! grand Dieu , qu'il en est loin 1 Que vous prenez 9 Zulime, un déplorable êoin ! Outragez-vous ainsi le père le plus tendre, Qui pour vous de son trône était prêt à descendre?

5o4 ZULIME,

Qui, TOUS lAÛMnt le choix de tant de souTerainSy

De son sceptre avec joie aurait orné voa mains ?

Quoi ! dans vous , dans sa fîUe , il troure une ennemie !

Dans cet affreux dessein serie&>vous affermie ?

Ah ! ne Virritez point, reyenei dan& ses bras.

Mes conseils autrefois ne vous réToltaient pas;

Cette Toix d'un vieillard qui nourrit votre en£uice

Quelquefois de Zulime^^btint plus d'indulgence ;

Bénassar votre père errait ai;yourd*hui

Que mes soins plus heureux pourraient vous rendre à luî^

A son cœur ulcéré que faut^il que j'annonce?

ZULIMB.

Porte-lui mes soupirs et mes pleurs pour réponse; C'est tout ce que je puis ; et c'est t'en dire assez.

MOHADIR.

yous pleurez., vous , Zulime ! et vous le trahissez ^

ZULIIIB.

Je ne le trahis point. Le destin qui Toutrage Aux cruels Turcomans livrait son héritage; Par ces brigands nouveaux pressé de toutes parts,. De Trémizène en cendre il quitta les remparts; Et, quel que soit l'objet du soin qui me dévore,. J'ai suivi son exemple.

MÔHAniR.

Hélas i suivez-le encore.

Il revient ; revenez, dissipez tant d'ennuis : Remplissez vos devoirs , croyez-moi.

ZVLIMB.

Je ne puis.

HOHABIA.

Vous le pouvez. S«chez que nos tristes rivages Ont vu fuir à, la fin nos destructeurs sauvages; Dispersés, affidblis, et lassés déaoïmaia

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