ZULIME, ATIDE, RAMIRE, IDAMORE
lOAMORB, àRamire.
J'ai parlé, seigneur, comme vous-même ; J'ai peint de votre cœur les justes sentimens; Zulime en est bien digne : achevez, il est temps. Pressons l'heureux instant de notre délivrance ; Rien ne nous retient plus : je cours, je vous devance^
(U sort. } RAMIBB.
Tfôus voici parvenus k ce moment Êital Où d'un départ trop lent on donne' le signal. Bénassar de ces lieux n'est point encor le maître; Pour peu que nous tardions, madame, il pourrait l'être. Vous voulez de l'Afrique abandonner les bords; YeneZ) ne craignez point ses impuissans efforts.
Moi craindre ! ah ! c'est pour vous que j'ai connu la crainte , Croyez-moi ; je commande encor dans cette enceinte ; La porte de la mer ne s'ouvre qu^à ma voix. Sauvez ma gloire au moins pour la dernière fois. Apprenons à l'Espagne, à l'Afrique jalouse, Que je suis mon devoir en partant votre épouse.
RAMIRB.
C'est braver votre père , et le désespérer ; Pour le salut des miens je ne puis différer....
ZULIMB.
Ramire!
mAMlRB.
Si le ciel me rend mon héritage.
Valence est à vos pieds.
ZULIMB.
Tu promis davantage.
Que m'importait un trône P
ATIDB.
£h ! madame^ est41 temps De s'oublier ici dans ces périls pressans P Songez..-
De ce péril soyez moins occupée; Il en est un plus grand. Ciel! serais-je trompée? Ah) Ramire!
HAXIIiB.
Attendez qu au sein de ses états L'infortuné Ramire ait pu guider vos pas.
ZITLIMB.
Qu entends-jeP Quel discours à tous les trois iîineste! Ramire! attendais»tu qu'immolant tout le reste. Perfide à ma patrie, à mon père, à mon n», Je n'eusse en ces climats d'autre maître que toi ? Sur ces rochers déserts, ingrat, m'as-tu conduite Pour traîner en Europe use esclave à ta suite ?
BAHIRB.
Je vous y mène en reine, et mon peuple à genoux Avec son souverain fléchira devant vous.
ATIDE.
Croyez que vos bienfaits....
auLivs.
Ah! c'en est trop, Atide; C'est trop vous efforcer d'excuser un perfide ; Le voile est déchiré : je vois mon sort af&eux.