SCÈNE VU
ZULIME, ATIDE.
ZUi.IMB.
Ciel ! qu'est-ce que je Toi ?
Ramire est-il TiTant? dissipez mon efiroi.
▲ TIDB.
J'y Tiens mettre le comhle, ainsi qu'à nos misères;
DE ZULIMEU 5f)t
Toutes deux en eet lieux nous aonunct prisonnières. Ramire est dans les fers.
zuLisin.
Loi!
▲TIDS.
Tout couvert de coups , Et baigné dans son sang, qu'il prodiguait pour tous; Pressé de tous côtés, et las de se défendre, A ses cruels Tainqueurs il a ùXta se rendre. Plus mourante que lui , j'ignore encor son sort; Hélas ! et je n* hûa «'H vit ou s'il est mort.
* S'il est mort, je sais trop le parti qu'a ù»t fwendre.
ATIDB.
S'il est enoor vivant, tous pourriez le défendre.
* H n'eut jamais que tous et le ciel pour appui.
* Eh ! n'est-ce pas à tous d'avoir pitié de lui ?
* Quelques amis encore, échappés an carnage. Sont avec vos soldats sur ce sanglant rivage.
* Vous êtes mal gardée, on peut les réunir.
SULIMB.
Pouvez-vous bien douter que j'ose le servir?
▲ TIDB.
Madame , en me parlant quel front triste et sévère Avec tant de pitié marque tant de colère ? Vous aviez condamné vos jalouses erreurs.
* Eh ! qui peut contre moi vous iiriter ?
ZUX.IMX.
Vos pleurs.
* Votre attendrissement , votre excès de courage ,
* Votre crainte pour lui , vos yeux , votre langage ,
* Vos charmes, mes malheurs, et mes transports jaloux;
* Tout m'imte , cruelle , et m'arme contre vous.
* Vous avez mérité que Ramire vous aime;
* Vous me forcez enfin d'immoler pour vous-même
* Et l'amour paternel et l'honneur de mes jours.
* Je vous sers, vous, perfide; il le faut, et j'y cours.
* Mais vous me répondrez....
p ATIDX.
Ah ! c'en est trop , Zulime !
Connaissez , respectez la vertu qui m'anime. Quoi ! j'ai sauvé Ramire , et vous me condamnez !
Percez cent fois ce coeur , si tous le soupçonnez* Quelle indigne fureur votre tendresse épouse 1 n s'agit de sa yie , tt tous ^tes jaloose ! Je jure ici par tous, par ce Commun effroi ,
* J'en atteste le jour y ce jour que je tous doi ,
* Que vous n'aurez jamais à redouter Atide.
* Ne vous figurez pas que ma douleur timide
* S*exhale en vains sermens qu'arrache le danger } Sachez que si le ciel , prompt à nous protéger , Permettait à mes mains de délivrer Ramire,
* S'il osait me donner son cœur et son «mpire « Si du plus tendre amour ^ p*yait mon ardeur,
* Je rouB sacnHrns son empire et son cœur.
* Conservez-le à ce prix, au prix de mon sang même.
* Que voulez* vous de plus y s'il vit et s^ vous aime ? ''''Je ne dispute rien, madame, à votre amour,
* Non pas même l'honneur de lui sauver le jour.
* Vous en aurez la gloire , ayez-en l'avantage.
ZUI.I1IX.
* Non, je ne vous crois point; je vois tout mon outrage;
* Je vois jusqu'en vos pleurs un triomphe odieux :
* La douceur d'être aimée éclate dans vos yeux.
* Suivez-moi seulement ; je vous ferai connaître
* Que je sais tout tenter et même pour un traître. Au milieu du danger vous me verrez courir. Obéissez, venez le venger, ou mourir.
* Sérame, quelle horreur a glacé ton visage?