‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 441 sur 446 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

ZULIME, ATIDE.

ZUi.IMB.

Ciel ! qu'est-ce que je Toi ?

Ramire est-il TiTant? dissipez mon efiroi.

▲ TIDB.

J'y Tiens mettre le comhle, ainsi qu'à nos misères;

DE ZULIMEU 5f)t

Toutes deux en eet lieux nous aonunct prisonnières. Ramire est dans les fers.

zuLisin.

Loi!

▲TIDS.

Tout couvert de coups , Et baigné dans son sang, qu'il prodiguait pour tous; Pressé de tous côtés, et las de se défendre, A ses cruels Tainqueurs il a ùXta se rendre. Plus mourante que lui , j'ignore encor son sort; Hélas ! et je n* hûa «'H vit ou s'il est mort.

* S'il est mort, je sais trop le parti qu'a ù»t fwendre.

ATIDB.

S'il est enoor vivant, tous pourriez le défendre.

* H n'eut jamais que tous et le ciel pour appui.

* Eh ! n'est-ce pas à tous d'avoir pitié de lui ?

* Quelques amis encore, échappés an carnage. Sont avec vos soldats sur ce sanglant rivage.

* Vous êtes mal gardée, on peut les réunir.

SULIMB.

Pouvez-vous bien douter que j'ose le servir?

▲ TIDB.

Madame , en me parlant quel front triste et sévère Avec tant de pitié marque tant de colère ? Vous aviez condamné vos jalouses erreurs.

* Eh ! qui peut contre moi vous iiriter ?

ZUX.IMX.

Vos pleurs.

* Votre attendrissement , votre excès de courage ,

* Votre crainte pour lui , vos yeux , votre langage ,

* Vos charmes, mes malheurs, et mes transports jaloux;

* Tout m'imte , cruelle , et m'arme contre vous.

* Vous avez mérité que Ramire vous aime;

* Vous me forcez enfin d'immoler pour vous-même

* Et l'amour paternel et l'honneur de mes jours.

* Je vous sers, vous, perfide; il le faut, et j'y cours.

* Mais vous me répondrez....

p ATIDX.

Ah ! c'en est trop , Zulime !

Connaissez , respectez la vertu qui m'anime. Quoi ! j'ai sauvé Ramire , et vous me condamnez !

Percez cent fois ce coeur , si tous le soupçonnez* Quelle indigne fureur votre tendresse épouse 1 n s'agit de sa yie , tt tous ^tes jaloose ! Je jure ici par tous, par ce Commun effroi ,

* J'en atteste le jour y ce jour que je tous doi ,

* Que vous n'aurez jamais à redouter Atide.

* Ne vous figurez pas que ma douleur timide

* S*exhale en vains sermens qu'arrache le danger } Sachez que si le ciel , prompt à nous protéger , Permettait à mes mains de délivrer Ramire,

* S'il osait me donner son cœur et son «mpire « Si du plus tendre amour ^ p*yait mon ardeur,

* Je rouB sacnHrns son empire et son cœur.

* Conservez-le à ce prix, au prix de mon sang même.

* Que voulez* vous de plus y s'il vit et s^ vous aime ? ''''Je ne dispute rien, madame, à votre amour,

* Non pas même l'honneur de lui sauver le jour.

* Vous en aurez la gloire , ayez-en l'avantage.

ZUI.I1IX.

* Non, je ne vous crois point; je vois tout mon outrage;

* Je vois jusqu'en vos pleurs un triomphe odieux :

* La douceur d'être aimée éclate dans vos yeux.

* Suivez-moi seulement ; je vous ferai connaître

* Que je sais tout tenter et même pour un traître. Au milieu du danger vous me verrez courir. Obéissez, venez le venger, ou mourir.

* Sérame, quelle horreur a glacé ton visage?

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