‹ ThéatreChapitre 112 sur 520 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

OROSMANE, CORASMIN.

OUOSMANE.

Vous étiez , Corasmin , trompé par vos alarmes : Non , Louis contre moi ne tourne point ses armes ; Les Français sont lassés de chercher désormais Des climats que pour eux le destin n'a point faits; Ils n'abandonnent point leur fertile patrie Pour languir aux déserts de l'aride Arabie , Et venir arroser de leur sang odieux Ces palmes que pour nous Dieu fit croître en ces lieux. Ils couvrent de vaisseaux la mer de la Syrie : Louis , des bords de Chypre , épouvante l'Asie. Mais j'apprends que ce roi s'éloigne de nos ports ; De la féconde Ég>pte il menace les bords : J'en reçois à l'instant la première nouvelle ; Contre les mameluks son courage l'appelle : Il cherche Méledin, mon secret ennemi; Sur leurs divisions mon trône est affermi. Je ne crains plus enfin l'Egypte ni la France. Nos communs ennemis cimentent ma puissance , Et , prodigues d'un sang qu'ils devraient ménager, Prennent , en s'imraolant , le soin de me venger. Relâche ces chrétiens , ami , je les délivre;

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