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SCÈNE

ALZIRE, ÉMIRE

ALZIRE

Eh bien ! veut-on toujours ravir à ma présence Les liabitants des lieux si chers à mon enfance.' Ne puis-je voir enfin ces captifs malheureux , Et goûter la douceur de pleurer avec eux.'

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i:jijre.

Ah! plutôt de Gusman redoutez la furie; Craignez pour ces captifs, tremblez pour la patrie. On nous menace , on dit qu'à notre nation Ce jour sera le jour de la destruction. On déploie aujourd'hui l'étendard de la guerre ; On allume ces feux enfermés sous la terre ; On assemblait déjà le sanglant tribunal ; Montèze est appelé dans ce conseil fatal ; C'est tout ce que j'ai su.

ALZIRE

Ciel , qui m'avez trompée , De quel étonnement je demeure frappée ! Quoi ! presque entre mes bras, et du pied de l'aulel, Gusman contre les miens lève son bras cruel ! Quoi ! j'ai fait le serment du malheur de ma vie ! Serment qui pour jamais m'avez assujettie ! Hymen , cruel hymen , sous quel astre odieux Mon père a-t-il formé tes redoutables nœuds?

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