AR
Blâm«3-tu leors tentiVesses^
ilAHOMET.
Ah! connais mes fureurs. ei toutes mes- faiblesses.
OMAR
Comment ?
MAHOMET
Tu sais assez quel sentiment vainqueur Parmi mes passions règne au fond de mon cœur. Chargé du soin du monde, environné d'alarmes , Je porte l'encensoir, et le sceptre , et les armes : Ma vie est un combat, etma frugalité Asservit la nature à mon austérité.
J*ai banni loin de moi cette liqueur traîtresse Qui nourrit des humains la brutale mollesse; Dans des sables brûlants , sur des rochers- déserte . Je supporte avec toi rincléraence des airs : L'amour seul me console; il est ma récompense, L'objet de mes travaux , l'idok que j'encense , Le dieu de Mahomet ; et cette passiwi Est égale aux fureurs de mon ambition.
Je préfère en secret Palmire à mes- épouses. Conçois-tu bien l'excès de mes fureurs jalo*ises.. Quand Palmire à mes pieds , par lui, aiveu fatal .. Insulte à Mahomet, et lui donne un rival?
OMAR
Et tu n'es pas vengé.^
MAHOMET
Juge si je dois l'être.
Pour le mieux détester, apprends à le connaître. De mes deux ennemis apprends tous ks lortaits :
Tons deux sont nés ici du tyran que je hais.
OMAR
Quoi! Zopire...
Est leur père : Hercide en ma puissance Reniit depuis quinze ans leur malheureuse enfance. J'ai nourri dans mon sein ces serpents dangereux ; Déjà sans se connaître ils m'outragent tous deux. J'attisai de mes mains leurs feux illégitimes : Le ciel voulu t ici rassembler tous les crimes. Je veux... Leur père vient; ses yeux lancent vers nous Les regards de la haine , et les traits du courroux. Observe tout , Omar, et qu'avec son escorte Le vigilant Hercide assiège cette por/e. Reviens me rendre compte , et voir s'il faut hâter Ou retenir les coups que je dois lui porter.