ACTE V, SCÈNE IV
Toi que j'ai blasphémé , mais que je crains encore , Je me sens condamné , quand l'univers m'adore. Je brave en vain les traits dont je me sens frapper : J'ai trompé les mortels, et ne puis me tromper. Père , enfants malheureux , immolés à ma rage , Vengez la terre et vous , et le ciel que j'outrage : Arrachez- moi ce jour, et ce perfide cœur. Ce cœur né pour haïr, qui brûle avec fureur!
( à Omar. )
Fa toi , de tant de honte étouffe la mémoire;.
Cache au moins ma faiblesse , et sauve encor ma gloire !
Je dois régir en dieu l'univers prévenu;
]M<jn empire est détruit, si l'homme est reconnu.