‹ ThéatreChapitre 289 sur 520 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

ÉGISTHE, dans le fond du théâtre , à Isméoie.

Est-ce là cette reine auguste et malheureuse. Celle de qui la gloire, et l'infortune affreuse Retentit jusqu'à moi dans le fond des diserts?

ISMÉNIE

Rassurez- vous , c'est elle.

( Elle sort.) ÉGISTHE.

O Dieu de l'univers , Dieu qui forïnas ses traits, veille sur ton image ! La vertu sur le trône est ton plus digne ouvrage.

MÉROPE

C'est là ce meurtrier ! Se peut-il qu'un mortel Sous des dehors si doux ait un cœur si cruel .^ Approche , malheureux , et dissipe tes craintes. Réponds-moi : de quel sang tes mains sont-elles teintes ^

EGISTHE

O reine , pardonnez ! le trouble , le respect , Glacent ma triste voix , tremblante à votre aspect.

( à Euryclès. )

Mon âme, en sa présence , étonnée , attendrie...

MÉROPE

Parle. De qui ton bras a-t-il tranché la vie ?

ÉGISTHE

D'un jeune audacieux , que les arrêts du sort Et ses propres fureurs ont conduit à la mort.

MÉROPE

.D'un jeune homme ! Mon sang s'est glacé dans mes veines, Ah:...T'était.il connu?

ÉGISTHE

Non : les champs de Messènes , Ses murs , leurs citoyens , tout est nouveau pour moi.

MÉROPE

Quoi ! ce jeune inconnu s'est armé contre toi ? Tu n'aurais employé qu'une juste défense?

ÉGISTHE

J'en atteste le ciel : il sait mon innocence.

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