‹ ThéatreChapitre 357 sur 520 · ACTE V , SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V , SCENE VIII

Dans le sein de Cresplionte il enfonça ses mains. Cresphonte , mon époux , mon appui , votre maître , Mes deux fils , sont tonibés sous les coups de ce traître. Il opprimait Messène , il usurpait mon rang ; Il m'offrait une main fumante de mon sang.

(En courant vers Égisthe, qui arrive la hache à la maiu.) Celui que vous voyez, vainqueur de Polyphonte, C'est le fils de vos rois, c'est le sang de Cresphonte; C'est le mien , c'est le seul qui reste à ma douleur. Quels témoins voulez-vous plus certains que moncœur.^ Regardez ce vieillard ; c'est lui dont la prudence Aux mains de Polyphonie arracha son enfance. Les dieux ont fait le reste.

NARBAS.

Oui, j'atteste ces dieux Que c'est là votre roi qui combattait pour eux.

ÉGISTHE

Amis , pouvez- vous bien méconnaître une mère ? Un fils qu'elle défend ? un fils qui venge un père ? Un roi vengeur du crime.?

MÉROPE

Et si vous en doutez , Reconnaissez mon fils aux coups qu'il a portés , A votre délivrance , à son âme intrépide. Eli ! quel autre jamais qu'un descendant d'Alcide, Nourri dans la misère , à peine en son printemps , Eût pu venger Messène et punir les tyrans.? Il soutiendra son peuple , il vengera la terre. Écoutez:le ciel parle; entendez son tonnerre. Sa voix qui se déclare et se joint à mes cris, Sa voix rend témoignage, et dit qu'il est mon fils.

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