ACTE V , SCK>E V
A mon noir ascendant tu n'as pu résister : Je tombais dans le piège en voulant l'éviter. Un dieu plus foit que toi m'entraînait veis le crime.-; — Sous mes pas fugitifs il creusait un abîme; i:t j'étais, malgré moi, dans mon aveuglement , D'un pouvoir inconnu l'esclave et l'instrument. Voilà tous mes forfaits ; je n'en connais point d'autres. Impitoyables dieux, mes crimes sont les vôtres, Et vous m'en punissez ! Ou suis-je? Quelle nuit Couvre d'un voile affreux la clarté qui nous luit? Ces murs sont teints de sang; je ^ois les Euménides Secouer leurs flambeaux , vengeurs des parricides ; Le tonnerre en éclats semble fondre sur moi; ' L'enfer s'ouvre... O Laïus , 6 mon père ! est-ce toi.^ Je vois, je reconnais la blessure mortelle Que te fit dans le flanc cette main criminelle, inmis-moi , venge-toi d'un monstre détesté, D'un monstre qui souilla les flancs qui l'ont porté. Approche, entraîne-moi dans les demeures sombres; J'irai de mon supplice épouvanter les ombres. Viens, je te suis.