CATILINA, LES CONJURÉS
CATILINA
^enez, noble Pison, vaillant Autronius,
ntrépide Vargonte, ardent Statilius;
'eus tous , braves guerriers de tout rang , de tout âge,
•es plus grands des humains redoutable assemblage ;
enez, vainqueurs des rois, vengeurs des citoyens ;
ous tous , mes vrais amis , mes égaux , mes soutiens .
ncor quelques moments, un dieu qui vous seconde
a mettre entre vos mains la maîtresse du monde.
e trente nations malheureux conquérants ,
1 peine était pour vous, le fruit pour vos tyrans.
os mains n'ont subjugué Tigrane et Mitlnidate,
3tre sang n'a rougi les ondes de l'Eupluate,
16 pour enorgueillir d'indignes sénateurs,
; leurs propres appuis lâches persécuteurs,
ands par vos travaux seuls, et qui, pour récompense ,
nis porniettaieut de loin d'adorer leur puissance.
•,12 KOME SAUVER.
Le jour de la vengeance est arrivé pour vous.
Je ne propose point à votre fier courroux
Des travaux sans périls et des meurtres sans gloire :
Vous pourriez dédaigner une telle victoire;
A vos cœurs généreux je promets des combats :
Je vois vos ennemis expirant sous vos bras ;
Entrez dans leurs palais ; frappez , mettez en cendre
Tout ce qui prétendra l'honneur de se défendre j
Mais surtout qu'un concert unanime et parfait
De nos vastes desseins assure en tout l'effet.
A l'heure où je vous parle on doit saisir Préneste;
Des soldats de Sylla le redoutable reste ,
Par des chemins divers et des sentiers obscurs ,
Du fond de la Toscane avance veis ces murs.
Ils arrivent; je sors, et je marche à leur tête.
Au dehors, au dedans, Piome est votre conquête.
Je combats Pétréius , et je m'ouvre en ces lieux ,
Au pied du Capitole, un chemin glorieux.
C'est là que, par les droits que vous donne la guerre,
Nous montons en triomphe au trône de la terre,
A ce trône souillé par d'indignes Romains,
Mais lavé dans leur sang , et vengé par vos mains.
Curius et les siens doivent m'ouvrir les portes.
(Il s'urrête un moment, puis il s'adresse à un conjuré.)
Vous , des gladiateurs aurons-nous les cohortes? Leur joignez-vous surtout ces braves vétérans, Qu'un odieux repos fatigua trop longtemps .?