‹ ThéatreChapitre 430 sur 520 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZAMTI, IDAMÉ.

IDAMÉ

OÙ sommes-nous réduits? O monstres! ô terreur! Chaque instant fait éclore une nouvelle horreur. Et produit des forfaits dont l'âme intimidée Jusqu'à ce jour de sang n'avait point eu d'idée. Vous ne répondez rien ; vos soupirs élancés Au ciel qui nous accable en vain sont adressés. Enfant de tant de rois , faut-il qu'on sacrifie Aux ordres d'un soldat ton innocente vie .^

ZAMTI.

J'ai promis , j'ai juré de conserver ses jours.

IDAMÉ

De quoi lui serviront vos malheureux secours.' Qu'importent vos serments, vos stériles tendresses? Êles-vous en état de tenir vos promesses? N'espérons plus.

ZAMTI,

Ah, ciel! Hé quoi! vous voudriez Voir du fils de mes rois les jours sacrifiés?

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