ACTE IV , SCÈNE VII. 1 « I
BRLTUS.
Vous pourriez refuser l'honneur qu'on vous prépare?
TITUS
Qui? moi, seigneur!
BRLTLS.
Hé quoi ! votre cœur égaré Des refus du sénat est encore ulcéré ! De vos prétentions je vois les injustices. Ah ! mon fils, est-il temps d'écouter vos caprices? Vous avez sauvé Rome, et n'êtes pas heureux? Cet immortel honneur n'a pas comblé vos vœux? Mon fils au consulat a-t-il osé prétendre Avant l'âge où les lois permettent de l'attendre? Va, cesse de briguer une injuste faveur; La place où je t'envoie est ton poste d'honneur; Va, ce n'est qu'aux tyrans que tu dois ta colère : De l'État et de toi je sens que je suis père. Donne ton sang à Rome, et n'en exige rien; Sois toujours un héros ; sois plus , sois citoyen. Je touche , mon cher fils , au bout de ma carrière ; Tes triomphantes mains vont fermer ma paupière ; Mais , soutenu du tien , mon nom ne mourra plus ; Je renaîtrai pour Rome , et vivrai dans- Titus. Que dis-je? je te suis. Dans mon âge débile Les dieux ne m'ont donné qu'un courage inutile ; Mais je te verrai vaincre , ou mourrai , comme toi , Vengeur du nom romain, libre encore , et sans roi.
TITUS
Ah ! Messala,