‹ ThéaÌ‚tre choisi de RacineChapitre 109 sur 456 · Euripide · texte numérisé non relu

Euripide

iràTsp, stjstoov (j' àŒixévT) TzoXktû XP^'^V- (640.) « 0 mon père, je te vois avec joie après un si long temps. »

IPHIGÉNIE

AGAMEMNOIv.

Vous méritiez, ma tille, un père plus heureux.

IPHIGÉNIE

Quelle félicité peut manquer à vos vœux ?

A de plus grands honneurs un Voi peut-il prétendre ?

J'ai cru n'avoir au ciel que des grâces à rendre. 55o

AGAMEMXON.

Grands Dieux.' à son malheur dois-je la préparer?

IPHIGÉME.

Vous vous cachez, Seigneur, et semblez soupirer; Tous vos regards sur moi ne tombent qu'avec peine K Avons-nous sans votre ordre abandonné Mycène?

AGAMEMNON

Ma fille, je vous vois toujours des mêmes yeux. 555 Mais les temps sont changés, aussi bien que les heux. D'un soin cruel ma joie est ici combattue.

IPHIGÉ-ME.

Hé ! mon père, oubliez votre rang à ma Mie.

Je prévois la rigueur d'un long éloignement.

N'osez-vous sans rougir être père un moment ? 56o

Vous n'avez devant vous qu'une jeune princesse

A qui j'avois pour moi vanté votre tendresse.

Cent fois lui promettant mes soins, votre bonté,

J'ai fait gloire à ses yeux de ma félicité.

Que va-t-elle penser de votre indifférence? 565

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