‹ ThéaÌ‚tre choisi de RacineChapitre 174 sur 456 · ACTE V, SCÈNE lîl · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE lîl

Ne reprochez jamais mon trépas à mon père*.

CLYTEMNESTÏIE.

Lui! par qui votre cœur à Calchas présenté..., i655

IPHIGÉNIE

Pour me rendre à vos pleurs que n'a-t-il point tenté?

CLYTEMNESTRE

Par quelle trahison le cruel m'a déçue!

IPHIGÉNIE

Il me cédoit aux Dieux, dont il m'avoit reçue.

Ma mort n'emporte pas tout le fruit de vos feux :

De l'amour qui vous joint vous avez d'autres nœuds; ibbo

Vos yeux me reverront dans Oreste mon frère^

Puisse-t-il être, hélas! moins funeste à sa mère^!

1 ClYtemneslre, dans Eschyle, justifie Fassassinat d'Agamemiion par 19 mort d'Iphigénie, qu'elle rappelle après avoir accompli son crime:

''Oc; ou TTpOTijxwv, u)ŒiTep$l poxoO p-opov,

JJLf,7wWV cp7v£6vTWV S'JTTOXOLÇ VO {X£U {XaŒlV,

è'Ôucrev auTOu TtatSa, cpi^TaTTiv s{xgI

[Agamemnon, y. 1415-1418.)

« Sans s'en inquiéter, comme on tue un mouton, quand les troupeaux aux belles toisons surabondent dans les pâturages, il a tue sa fille, ma clière fille, pour charmer les vents de Thrace. »

1 Par ce vers, comme par le vers 1662, Racine élargit le drame, et norte la vue du spectateur au delà du dénouement, sur tout e long enchaînement des crimes qui e^sangl^ptèrent la maison des Atrid^s : mort d'AgamemiioP, mo^^^ de C|ytemnestre.

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