LA TROISIÈME
C'est son breuvage le plus doux.
ÉLISE
Chères sœurs, suspendez la douleur qui vous presse. 955 Chantons, on nous l'ordonne; et que puissent nos chants )u cœur d'Assuérus adoucir la rudesse, ]omme autrefois David par ses accords touchants :almoit d'un roi jaloux la sauvage tristesse M
(Tout le reste de cette scène est chanté.)
1. Ses mets les plus agréables. M. P. Mesnard rapproche de ce pasage un verset de l'Écriture : Fuenint mihi lacrymx mese panes die ac iO€te. {Psaumes, XLÏ, L) « Mes larmes ont été mon pain nuit et jour. »
2. Igitur quandocumque spiritus Domim malus arripiebat Smh Da-
ESTHER
UNE ISRAÉLITE
Que le peuple est heureux, 9^< Lorsqu'un roi généreux, Craint dans tout l'univers, veut encore qu'on l'aime! Heureux le peuple ! heureux le roi lui-même !
TOUT LE CHŒUR
0 repos ! ô tranquillité ! . jj.^
0 d'un parfait bonheur assurance éternelle, 96; r
Quand la suprême autorité ^ Dans ses conseils a toujours auprès d'elle |^ La justice et la vérité !
{Ces quatre stances sont ^chantées alternativement par une voix seule et par tout le Chœur.)
UNE ISRAÉLITE. jju'
Rois, chassez la calomnie ^
Ses criminels attentats 97'
Des plus paisibles États
Troublent l'heureuse harmonie. ;
Sa fureur, de sang avide,
Poursuit partout l'innocent.
Rois, prenez soin de l'absent 97"
Contre sa langue homicide.
De ce monstre si farouche Craignez la feinte douceur.
vid tollebat citharam, et percutiehat manu sua, et refocillabntur Sau, [[ et levius habebat; recedebat enim ab eo spiritus malus, [l Rois, XVI, 23. « Donc toutes les fois que l'esprit funeste du Seigneur saisissait Saùl David prenait sa harpe, et la touchait : et Saûl se remettait, et se troi w vait mieux : le mauvais esprit se retirait de lui. » I 1. La calomnie. « L'auteur se félicitoit de ces quatre stances, qi ^ contiennent des vérités si utiles aux rois » (L. Racine, Remarques su Esther.)