ACTE iv, SCÈNE îî
JOAD
Mais sur l'un de ces rois s'il falloit vous régler, A qui choisiriez-vous, mpn fils, de ressembler?
David, pour le Seigneur plein d'un amour fidèle, Me paroît des grands rois le plus parfait modèle.
Ainsi dans leurs excès vous n'imiteriez pas L'infidèle Joram, fimpie Okosias?
JOAS
0 mon père!
JOAD
Achevez, dites, que vous en semble?
JOAS
Puisse périr comme eux quiconque leur ressemble Mon père, en quel état vous vois-je devant moi?
JOAD, se prosternant à ses pieds.
Je vous rends le respect que je dois à mon roi. De votre aïeul David, Joas, rendez-vous digne.
JOAS
Joas? Moi?
.TOAn.
Vous saurez par quelle grâce insigne.
D'une mère en fureur Dieu trompant le dessein, luand déjà son poignard étoit dans votre sein, ^ous choisit, vous sauva du miheu du carnage, lii^ous n'êtes pas encore échappé de sa rage, ivec la même ardeur qu'elle voulut jadis
Perdre en vous le dernier des enfants de son fils, i3oo
A vous faire périr sa cruauté s'attache,
Et vous poursuit encor sous le nom qui vous cache.
Mais sous vos étendards j'ai déjà su ranger
Cn peuple obéissant et prompt à vous venger.
Entrez, généreux chefs des familles sacrées, i3o5 Du ministère saint tour à tour honorées*.