‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 105 sur 120 · CHAPITRE XXVir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVir

coup -d'oeil sur l'uniforme de capitaine français dont il était vêtu.

— Bah! reprit Trévoux, j'avais quitté cet habit pour aller passer le carnaval en Corse. J'ai fait honneur au masque que j'avais pris; j'ai bu, je me suis battu, j'ai fait l'amour, comme il convient à un prince du sang. Les Génois sont venus éteindre les bougies, et moi j'ai repris mon ancien costume; et à propos, car me voici en état de rendre service à mon bon cousin, en lui faisant quitter les bruyères et la triste société des renards et des ours.

— Je vous rends grâces de vos intentions, comte de Trévoux, dit Frédéric en le repoussant, mais je ne saurais en profiter.

— Toujours le même! reprit Trévoux en riant; mais je suis trop habitué à vos manières pour m'en formaliser. J'ai la rage, moi, de contribuer à rendre toute la Corse heureuse, de gré ou de force, et je ne dois pas souffrir que vous fassiez <?xception. Ainsi acceptez de bonne grâCe

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la capitulation que je vous offre; j'ai eu maille à partir avec ce terrible Maillebois, pour obtenir de lui la permission de faire cette démarche: voyez si vous pouvez reculer !

Frédéiic se retourna, et vit son bivouac cerné par des soldats français.

Frédéric appuya sa carabine sur son pied, et appliquant le bout de la baguette sur la délente, il s'écria d'un ton ferme : — La France nous accorde-t-elle libre sortie à moi et à mes gens, et nous permetelle de nous embarquer pour Livourne?

— Accordé! s'écria Trévoux.

L«s grenadiers déposèrent leurs armes, ■et les gens de Frédéric, qui étaient successivement arrivés, se trouvèrent fort satisfaits de la capitulation honorable qu'on iem- accordait. Le fruit de leur chasse, joint aux provisions des soldats, fournit un repas dont les Français et les Corses prirent gaîraent leur part.

— Eh! bien , s'écria Trévoux en présentant une coupe à Frédéric, bannissez les

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