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Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loi

Cet oavragc est un livre de haute science et de iiautc histoire , an li^re de tliéologic gouveraementale ; il ne renferme ni abstractions Hausses, ni idéologie anarchiqae* Fruit d'an travail long et soutenu et muni d*une donnée profonde, prouvée vraie par les dogmes, les traditions de tous les peuples et les découvertes antiques et modernes de la science, il dévoile les arcanes de l'histoire par la mise au joar des causes, des faits et des événements : i^ expose la sagesse et les erreurs des nations depuis que les nations sont ; et, quant à sa substance, il n'y a pas un mot à en retrancher. Il pouvait être plus court dans certaines parties. Mais, comme il y avait à détruire des erreurs historiques et religieuses accréditées, et à exposer des choses neuves, on a pensé qu'il valait mieux être un peu p^ long, afin d'être plus concluant.

Les circonstances et l'état actuel du monde ne perme t tent aucune espérance d'un ordre stable et équitable. Le règne de la pure force vaut certes mieux que l'anarchie et les troubles dans la rue, qui empêcheraient les travaux et détruiraient la sécurité; mais la force est un pur fait — ce n'est pas là la fin de la société. Pendant le règne de l'ordre par la force , d'ailleurs , et comme remède à des maux qui proviennent de la destruction de la sincérité ei de la bonne foi, des hommes de mauvaise foi, et eu grand nombre, se font conservateurs par spéculation, et, en appuyant le pouvoir, se livrent, sous son couvert respectable, à tous les désordres de Tiulquité calculée ! Il n*y a pas

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d'ordre sans croyances, el la croyaiic»' ne vient que sur des dogmes vrais. — Les dogmes anciens sont détruits comme faux ou entachés de grandes erreurs ; et, depuis trop longtemps pour les populations qui sont dui)es des méchants ne croyant à rien , aucune doctrine vraie n*a malheureusement été produite.

Deux races d'hommes différant du tout nu tout sont en présence en Europe , et on ne sait pourquoi, (le livre le dit. L*une est une minorité infime. ï/autre, au contraire, une humanité tout entière, puisqu'elle se com[/Ose de plus décent soixante-dix à deux cents millions d'hommes. La première, qui est du fond de l'Asie méridionale, d'une partie déserte et brûlée par le soleil , ne s'est trouvée en contact immédiat et h se mêler avec la grande humanité, que par V intermédiaire de la Mcdiierroîiée, qui lui a servi de route commerciale. La seconde , la grande race de la zone tempérée, née ou séjournant depuis des temps inconnus au milieu du grand continent de l'Europe et de l'Asie , ayant pour occupation les travaux de l'agriculture avec le commerce, les sciences et les arts, et le culte symbolique paisible qui en découlent logiquement, cette race, connne toutes les choses dans l'univers, est de son milieu^ et l'aime tout naturellement.

L'autre race aime le sien par la môme loi. Mais son milieu est un irafi( extrême, bâti sur toutes choses, et le plus souvent sur des riens, puisqu'il n'y a rien ou presque rien dans la contrée de la terr(î où elle est allée se fixer par SCS ancêtres dans les anciens temps. Son culte, l'ordre de ses idées, sont en rapport avec ces riens. Gomme il n'y avait et comme il n'y a jamais rifn au milieu d'elle que des choses mortes, que des chos<'s transportables et pour faire fclianifr, ses idées sont des idées d'objets : eu avoir beaucoup, ou on avoir simplement quelques-uns dans

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l'espril, rcLî in' pou! lnrnii*r (jifiiiii' <ninin \ Os cliosos, ou iiY'lant plii^ vivanti's, ou nVlaiit qiu* ili*s iVaGCinonlk tle plus c^ramlfs, faroniu's «u morlciï's pour des u^n^cs , ur donnent pa^ danu la ponsôc des fiiiirs ou des n()//ih''f'>, que Tosprit do riiomnic \(Mt la natun; uK'ttre dans un fruit qui se noue et (|ui grandit, dans un arbre, dans un grain de hlé (pii gennenl et (pii croissent après qnand on les sème, dans Tunion d'une femelle avec son mâle el la conception d'un être qui en sort ; dans rinfluencc des corps les uns sur les autres. Toutes choses que l'esprit de rimmine saisit et comprend par des études |)liysi(iues, as • ironomiques, cliimiciues, favorisées el permises par des étajîlissemcnts de familles et de nations sédentaires, avec des villes et des Mtiments, avec des instruments et des outils, des collections eldes richesses pour la dépense des e\i)érienccs , toutes choses qui montrent à la race du grand continent ou de Tliurope el de TAmérique septentrionale, non des idées iV objets, des collections ondes sommes de ces idées empiriquement dans res{)rit, mais des esprits'oxïàii.s âmes iVèlrc^ ou des //o////>r^.s; puisque tous ces objets-èlresdiî Thoiume de la terre , sont faits et produits tels qu'il les étudie, par la nature niOme ou Dieu, et non par rh(mmie. l/homme de celle race a bien aussi des objets de 5^.v wains, comme des tables, des charrues» des enclumes, etc., mais il n'a garde (radniettre à' entité ou d'esprit ou de nombre dans chacun de ces objets.

L'homme de la race caucasiquc arriva promptemcnt à Dieu môme par sa vraie conception, et il la possède depuis des milliers d'années, sans la race sémitique arabe ou de la Méditerranée qui vient en tous lieux le déranger et le troubler avec ses idées irrationnelles dans celle conception orthodoxe. Or, la race sémitique n'est au milieu de l'autre qu'une infime minorité,qu'un petit fragment humain,

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