‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 152 sur 276 · Sel in Ps. 135, 2 (P. G. xui, col. 1656 À · texte numérisé non relu

Sel in Ps. 135, 2 (P. G. xui, col. 1656 À

117. Fragm. in Luc. 42 sur Luc xt, 2 (G. C. S. 1x, p. 253, 1. ro).

118. HEx., vi, 5 (G. CS. Vi, p. 196, L. 21, p. 197, 1. 3 sq). Voir aussi HEx., vIIt, 2 (G. C. S. vi, p. 220, L. 24) : « Ceteris qui ab ipso (— Deo) creati sunt, contulit nomen istud (= dii) non natura, sed gratia. »

xr0 PT ATodn,; II, 2.

120. Voici à nouveau l’idée de l’image plastique : cf. p. 106.

121. N'oublions pas qu'aucune créature n’est totalement dépourvue de corps : voir p. 247, note 6.

possèdent qu’accidentellement la divinité comme les vertus 12, « Mais si vous péchez, — écoute ce qui suit —, vous, vous mourrez comme des hommes 1%, Ce n’est pas là la faute de celui qui nous invite au salut, il n’est pas cause de mort, celui qui nous appelle à la divinisation, à l’adoption et à la réception de la nature divine : mais ce que dit cette phrase a sa source dans nos péchés et dans nos crimes. 14, » Aussi Origène, qui en certains textes, prend le mot homme dans un sens très noble, qui y voit un synonyme de selonl’image, qui exhorte ses auditeurs à être des hommes-hommes et non des hommes-animaux 1%, lorsqu'il rencontre dans l’Écriture l'affirmation que tout homme est menteur 1%, nous demande de cesser d’être des hommes pour devenir des dieux 127, En effet « celui qui n’est plus menteur, mais se tient dans la vérité, n’est plus homme, il s’est changé en dieu » 138,

Cette participation à Dieu est dynamique : le participant tend à rejoindre celui auquel il participe. « Pourquoi donc celui qui nous a créé a-t-il placé en nous un désir de piété et de communion avec lui, désir qui conserve, même chez les déchus, quelques traces de la volonté divine, s’il n’est pas possible aux logika de recevoir ce qu'ils désirent naturellement 1%, » I1 y a là comme l’ébauche d’un argument d'inspiration blondélienne. Il ne faudrait pas prendre le mot « naturellement » (puoux&c) comme s’il s’opposait à « surnaturellement » : la distinction est étrangère à Origène. Il considère l’homme concret, tel que Dieu l’a fait, pour l’appeler à la vision béatifique : le selonl’image est la marque de cet appel. Un autre signe de l’image de Dieu en l’homme — l’esquisse que le Christ peint en notre âme, ébauche du tableau futur — est le désir que l’homme a de connaître Dieu en voyant son œuvre : « Ce désir, cet amour, c’est sans doute, croyons-nous, Dieu qui l’a mis en nous; de même que l’œil cherche naturellement la lumière et la vue, que notre corps désire par nature nourriture et boisson; ainsi notre intelligence a un désir naturel, qui

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