‹ Théologie de la nature (volume 2)Chapitre 14 sur 79 · E< le centemer répondit et lui dit ; Seigneur, je ne · texte numérisé non relu

E< le centemer répondit et lui dit ; Seigneur, je ne

suis pas digne que tu entres chez moi; ntàis dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »

9. « Car quoique je ne sois qu'un homme soumis à la puissance d' autrui ^ j* ai sous moi des soldats y et je dis à [un : Va, et il va; et à l'autre ; Viens j et il vient; et à mon serviteur : Fais cela, et il le fait. >i

10. a Ce que Jésus ayant ouï, il en fut étonné, et il dit à ceux qui le suivaient : Je vous dis en vérité que je tiai point trouvé une si grande foi^ pas méme^ en Israël. »

13^ « Alors Jésus dit au centeniér : Va, et qu'il te soit

fait selon que tu as cru; et à C heure même son serviteur fut

guéri. ».

Tandis que Smnt Luc, Chàp. YIl, raconte le fait dans

les termes suivants :

Verset 1 . « Après que Jésus eut achevé tous ces discours

devant le peuple qui C écoutait, il entra dans Caphamaûm. »

2. « Et il y avait là un cèntenier dont le serviteur ^ qui lui était fort cher, était malade, et s'en allait mourir. »

3. a Et le centeniér ayant entendu parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs , pour le prier de venir guérir son serviteur. »

4. « Étant donc venus vers Jésus , ils le prièrent îwstammenty disant^ quHl était digne qtion lui accordât cela.i»

5. fil Car, disaient-ils, il aime notre nation, et c est lui qui nous a fait bâtir la synagogue. y>

6. « Jésus donc s'en alla avec eux. Et comme déjà il n était plus guère loin de la maison , le centeniér envoya vers lui de ses amis, lui dire : Seigneur , ne {incommode point; car je ne mérite pas que tu entres dans ma maison. »

7. a Cest pourqux)i au^si je ne me suis pas jugé digne daller vers ioi; mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »

8. « Car, quoique je ne sois qu'un homme soumis à ta puissance d'autrvî, j'ai sous moi des soldats; et je dis à

CAAPITAfi XV. 4.%

Cun : Va 9 et il va; et à f autre : Viens, et il vient; et à mon serviteur : Ftris cecij et il le fait. »

9. (( Ce que Jé$us ayant entendu, il ^admira, et se tournant y il dit à la troupe qui le suivait : j£ vous dis que

je VLai pas trouvé une si grande foi , non pas même en Israël. »

IQ. a Et quand ceux qui avaient été envoyés furent de retour à la maison^ ils trouvèrent le serviteur qui avait été malade , se portant bien. »

D'après Tidentité de rédaction de quelques-uns des versets , il est encore bien évident ici que Saint Luc a copié en partie Saint Matthieu , en modifiant l'histoire par quelques renseignements vrais ou faux qu'il s*est procurés. L'une et Tautre version ne pouvant être vraies , car le centenier est venu lui-même à Jésus ou 11 a envoyé d'autres.

Suivant Saint Matthieu, au Chap. VIII, il y eut deux démoniaques dans le pays des Gergéséniens, que Jésus guérit en envoyant le démion dans un troupeau de pourceaux ; tandis que, d'après Saint Marc (V, 2) et Saint Luc (VIII, 27), il n'y en eut qu*un seul, mais possédé d'une légion tout entière de Diables, que Jésus envoya dans ledit troupeau de cochons, au nombre de plus de deux mille pièces ; ce qui laisse supposer que la légion de démons était au moins en égal nombre. Fait qui aurait dû frapper Saint Matthieu, pour l'engager à rapporter cette circonstance , si réellement il a été témoin de ce miracle.

D'après Saint Marc et Saint Luc , ce ne fut pas au pays des Gergésèniens , mais dans celui des Gadaréniens , que le miracle eut lieu; ce qui n'établir pas, il est vrai, une grande différence sous le rapport topographique, les deux endroits étant peu éloignés l'un de l'autre; mais cela est beaucoup, lorsqu'on admet que les Évangiles ont été écrits sous l'inspiration divine, qui ne saurait enseigner de deux façons différentes. Voici comment le fait estraconté par Saint Matthieu :

Verset 28. « Quand il fut arrivé à Vautre hord, dans te

4Q TBEOLOQIf P^ U f^ATORl.

^tfs de^ Qergétiéniçns^ detw dçm(^ùmu^, 4tm^t sortis iks sépulcres j vinrent à lui ( i(^ 4taf,ent sifii^i^ux (fue persome^ n'osait pqsser pqx f* chen^in-là ; »,

29. « Pt ils se nçkirçnt à cxier : Quy a-l-î/ çntre not^ et toi , Jésus , Fils de Dieu? l^s-tt^ ve^^ iç\ ppur nou^ towrmenter avant le temps ? »

30. « Or, il y avçitass^z loin ((eux un 0fa^d troupeau de pourceaux qui paissflient. ))

31 . a Et les démons le prièrent et {y,i diren^t : Si tu nom chasses, permeti^-nçy^ çfçntrçit dçms ce troupeau de pourteaux. »

32. (( Et il leur dit : Allez^ Et, étai^i sor^i^j ils allèrent dans ce troupeau de poi\j[c^çiux n et aussitôt tout ce troupeau de pourceaux se p^récipita avec iiçfip^tupsité dans /q mer, et ils moururent dçim ks eaux^ »

33. <( Alors ceux qui les paissaient senfuirenty çt étant venUi^ dans la \)ille , ils y racontèrent tout ce qt^\ pétait pmsé^ çt ce qui était arrivé aux démoniaques, n

34. « aussitôt toute la ville sorfit çfu^devçnt de JçsuSy et dès quils le virent^ ils le prièrent de se retirer de leurs^ quartiers. »

S^mi Mahg rapporte ce fait.de la manière suivante : Verset 1 . « Ils arrivèrent de l'autre côté (h la tner^ (tans, la contrée des Ça(HflTéniens. »

2. ii Bt aussitôt que Jésus fut descendu de la barque, un homme, qui était possédé d'un esprit immonde , j^ortit (bi sépulcre et vint au-devant de lu\.n

3. « Il faisait sa demeure dans les sépulcres, et per^ sonne ne le pouvait tenir lié, pas même avec des cliaîne$; »

4. «^Car souvent, ayant eu des fers aux pieds, et ayant été lié de chaînes , il avait rompu les chaînes et brisé les fers; et personne ne le pouvait dompter. »

5. «Et il demeurait continuellement, nuit et jour, sur les montagnes et dans les sépulcres, criant et se meurtrissant avec des pierres. »

6. « Quand H mit vu Jésus de loin, U accourut et se prostçmq devant lui. ^

7. « Et il dit^ criant à ipu;(e voix : Quy a-t-il entre toi et moif Jésus, Fils du Dieu très haut? Je te conjure par le norn de Dieu de ne me point tourmçnter. y)

8. « Car Jésus lui disait : Esprit immonde, sors (/^ cet homme. ^

9. « Et Jésus lui demanda : Comment {appelles tu ? Et il répondit : Je m* appelle Légion; car nous sommes plusieurs. »

40. a Et il le priait fort de ne le pas envoyer hors de cette contrée. »

1 1 . « Or, il y avait là , vers les montagnes , un grçnd troupeau de pourceaux qui paissait. »

12. « Et tous ces démons le priaient^ en disatft : Envoie^ nous dans ces pourceaux^ afin que nous y entrions. Et aussitôt Jésus te leur permit. )>

1 3. (( Alors ces esprits immondes étant sortis, entrèrent dans les pourçeçiyx, et le troupeau se précipita avec impétuosité dans la mer, et ils se noyèrent dans la mer; or il y en avait environ deux mille. y>

1 4. « Et ceux qui paissaient les pourceaux s* enfuirent , et en portèrent les nouvelles dans la ville et mr la campagne. »

1 5. « Alors le peuple sortit pot^r voir ce qui était arrivé; et ils vinrent vers Jésus, et virent celui qui avait été possédé de ta Légion, assis, habillé et dan^ son bon sens; et ils furent remplis de crainte. »

- 16. « £/ ceîix qui avaient vu cela , leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et aux pourceaux. »

1 7. (f Alors il^ se mirent à le prier de se retirer de leurs quartiers. »

Saint Luc (VIII, 26) rapporte ce fait à peu près dans les mêmes termes que Saint Marc, en disant, comme lui , qu'il n*y avait qu'un seul possédé et une Légion de démons.

^8 THÉOLOGIK t>B LA NATURE.

Saint Matthieu, Saint Marc et Saint Luc ne s'accordent pas nQn plus pour Tépoque et les détails de ce qui est raconté par le premier au Chap. IX, comme étant arrivé successivement et immédiatement dans Tordre suivant :

Verset 2. Guérisou d'un paralytique qui emporte son lit;

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