a Et te centenier répbûdltèt lui dit : SeigheUr, je fie
44 THÉOLOGIK DE LA NATURB.
suis pas digne que tu entres chez mai} mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
9. « Car quoique je ne sois qu'un homme scfUmis à la puissance d'autrui , fai sous moi des soldats , et je dis à [un : Va, et il va; et à l'autre : Viens j et il vient; et à mon serviteur : Fais cela , et il le fait, «i
iO. a Ce que Jésus ayant oui, il en fut étonné, et il dit à ceux qui le smvaient : Je vous dis en vérité que je rtcà point trouvé une si grande foi^ pas même en Israël, d
13. <( Alors Jésus dit au.centenier : Va, et quil te soit fait selon que tu as cru; et à l'heure même son serviteur fut
guéri, yy
Taadis que Saint Luc, Chap. YII, raconte le fait dans les termes suivants :
Verset 1 . (( Après que Jésus eut achevé tous ces discours devant le peuple qui técoutait^ il entra dans Capharnaûm. )>
2. « Et il y avait là un centemer dont le serviteur^ qui lui était fort cher, était malade^ et s'en allait mourir. »
3 . a Et le centenier ayant entendu parler de Jésus , il envoya vers lui des anciens des Juifs , pour le prier de venir guérir son serviteur • » m,
4. <( ÊUmt donc venus vers Jésus , ils le prièrent insiammenty disant^ qtUil était digne qu'on lui accordât cela.y^
5. « Cary disaient-ils 9 il aime notre natiqn, et c est lui qui nous a fait bâtir la synagogue. )>
6. « Jésus donc s'en alla avec eux. Et comme déjà il n était plus guère loin de' la maison , le centenier envoya vers lui de ses amis, lui dire : Seigneur , ne {incommode point; car je ne mérite pas que tu entres dans ma maison. »
7. « Cest pourquoi aussi je ne me suis pas jugé digne ({aller vers toi; mais dis seulement une parole et mon ser^ vileur sera, guéri. »
8. « Car, quoique je ne sois qu'un homme soumis à la puissance d' autrui, f ai sot^ moi des soldats; et je dis à
Cun : Va , et il va; et à Vautre : Viens , et H vient ; et à mon serviteur : Fais ceciy et il le fait. »
9. (( Ce que Jésus ayant entendu^ il l'admira y et se tournant , il dit à la troupe qui le suivait : Je vous dis que
je nai pas trouvé une si grande foi , non pas même en IsraëL »
10. « Et quand ceux qui avaient été envoyés furent de retour à la maison^ ils trouvèrent le serviteur qui avait été malade , se portant bien. »
D*après Tidentité de rédaction de quehiues-uns des versets, il est encore bien évident ici qne Saint Luc a copié en partie Saint Matthieu , en modifiant l'histoire par quelques renseignements vrais ou faux quMl s'est procurés. L'une et l'autre version ne pouvant être vraies , car le centenier est venu lui-même k Jésus ou il a envoyé d'autres.
Suivant Saint Matthieu, au Chap. YIII, il y eut deux démoniaques dans le pays des Gergéséniens^ que Jésus guérit en envoyant le démon dans un troupeau de pourceaux ; tandis que, d'après Saint Marc (V, 2) et Saint Luc (VIII, 27), il n'y en eut qu*un setil, mais possédé d'une légion tout entière de Diables, que Jésus envoya dans ledit troupeau de cochons, au nombre de plus de deux mille pièces ; ce qui laisse supposer que la légion de démons était au moins en égal nombre. Fait qui aurait dû frapper Saint Matthieu, pour l'engager à rapporter cette circonstance , si réellement il a été témoin de ce miracle.
D'après Saint Marc et Saint Luc , ce ne fut pas au pays des Gergéséniens , mais dans celui des Gadaréniens , que le miracle eut lieu; ce qui n'établit pas, il est vrai, une grande différence sous le rapport topographique , les deux endroits étant peu éloignés l'un de l'autre; mais cela est beaucoup, lorsqu'on admet que les Évangiles ont été écrits sous l'inspiration divine, qui ne saurait enseigner de deux façons différentes. Voici comment le fait est raconté par Saint Matthieu : Verset 28. a Quand il fut arrivé à l'autre bord y dans le
4p TsâOLO^lB DP U IfATURB.
pqys (l^s Gergéséniçm^ deux d^iQniaqye^ j éUmt mtiis 4e$ sépulcres^ vinrent à lui; Us étçAetii ^ifiiriçux que persmne ji( osait passer p(^r. ce chemin-là ; ^
2S|. fi^Et ils se tniteim à crijsr .: Qu^y a-^iril entre nous etf toi y J[ésus ^ FUs de piçu ? Es-tu ve^u ici pour nom tourmenter avant le temps ? »
^Q. c( OVf H y a}fc{i^a^sez loin (JÇeux^^ grqnd troupeau de pou/i^ceaux qui pfl\ssaient. »
31 . a Et les démons le prièrent et Im dirent : Si 1,u nous cl^sse^y pjsrruei^'nçkinfi ((etjLtxer dafm ce troypeau de pourceaux. >)
32. « Et il leur dit : j^Uez. Et étqnt sortis ^ ils allèrent dar^s ce troupeau de pot^rceaux; ^t aussitôt tout ce troupeau de pourceaux se précipita avec impétuosité dms la mer y et ils mo^rurent da;i^ les eaux. )>
, ^3. (( Alors ceux qMi les paissaient senfmrent^ et étant vetffVLS dans lu ville , t7^ y racontèrent to}n,t ce qui s était passée et ce qui était arrivé aux dér^oniaqu^s. »
34. « j^ussitôt toute la ville sortit an-depant de Jé^usty et dès quils le virent^ ils le prièi^ent de se retirer de leurs qj^ar^iers. »
S^ki^T( Marc rapporte ce fait de U mani^r^ suivante :
Verset 4 . « Ils arrivèrent de f autre côfé fie la mer^ dans la contxée de^ Gada^içéniens. î>
%. a Et aussitôt que Jésus fut descendu de la barque^ un homme j qui était possédé d^un esprit imm,çndey sortit du sépulcre et vint au-devant de lui. y^
3. (( Il faisait sa demeure dans les sépulcres ^ et personne ne le pouvait tenir lié y pas même avec des clmines; »
&. « Car souvent y ayant eu des fers aux pieds f et ayant été lié de chaînes y il avait rompu les chaînes et bri§é les fers; et, personne ne le pouvait dompter. »
Ç. n Et il demeurait continuellement y nuit et jour y sur les montagnes et dans les sépidcres, criant et se meurtrissant avec des pierres. )>
6. « Quand il eut vu Jésus 4e^ lom^ il açcqur^l et se prpsterma devant lui. »
?. <( Et il dit^ criant à taute vo\» •-Qùy a-t-îl entre lç|i et moi 9 Jésus i Fils du Dieu très haut? Je. te conjurç par le nom de Dieu de ne me point tourmenter. »
8. « Car Jésus lui disait : Esprit immQnde 9 sors de cet homme.)}
9. « Et Jésus lui demanda : Com^^t t^appelles-tu ? Et il répondit : Je m^ appelle Légion; car nous sommes plu-r sieurs. »
10. a Et il le priait fort de ne le p^ envoyer hors de cette contrée. »
41. « Or^ il y avait làj vers les montagnes , un fprand troupeau de pourceaux qui paissait. » .
12. (( Et tous ces démons le priaient, en disant : Envçienous dans ces pourceaux, afin que nous y enfriçns. Et qussitôt Jésus le leur permit. »
43. (( Alors ces esprits immondes étant sortes, entrèrent dans les pourceaux ^ et le troupeau sç précipita avec impétuosité dans la mer y et ils se noyèrent dans la mer; or il y en avait environ deux mille. y>
ik* « Et ceux qui paissaient les pourceaux s'enfuirent , et en portèrent les nouvelles dans la ville et par la campagne. »
1 5. « Alors le peuple sortit pour voir ce qui était arrivé; et ils vinrent vers Jésus 9 et virent celui qui avait été pos~ sédé de la Légion, assis j habillé et dan^ son bon sens; et ils furent remplis de crainte. »
16. « £/ ceux qui avaient vu cela, leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et aux pourceajix* »
4 7. « Alors ils se mirent à te prier de se retirer de leurs quartiers. »
Saint Luc (YIII, 26) rapporte ce fait a peu près dans les mêmes termes que Samt Marc, en disant, coipme lui , qu'il n'y avait qu'w seul possédé et une Légion de démons.
48 THiOLOGtB DB la HATURC.
Saint Matthieu, Saint Marc et Saint Luc ne s^accordent pas non plus pour Tépoque et les détails de ce qui est raconté par le premier au Ghap. IX, comme étant arrivé successivement et immédiatement dans l'ordre suivant :
Verset 2. Guérisou d*un paralytique qui emporte son lit;