Moururent étant frappés devant V Éternel
38. <t II n'y eut que léoschoa et Caleb qui hurvécurcfit , d'entre ceux qui étaient allés éjner le pays. »
Singulier pardon ! qui a consisté à faire périr dans le dé-
OftAPlTlIB UT. H71
Sert; arant d'arriver dans cette terre promise^ toute Tamiée alors existante des Israélites, forte de six cent mille combattants ^ pour le ^eul eriifae de s'être opposés à l'entreprise d'une guerre que le bon sens du petiple loi A parfaitement fait reconnaître coraine devant lui être désastreuse ; pardon qui ne s'étendit qn'k deaa: personneê , nominalement indi* quées par rÉternel. comme ayant seules demandé qu'on fit h eohqtiête de ce pays ; tandis que même Moïses et Àaron ont été , on ne sait pas trop pourquoi , expressément exclné de cette amnistie , et moururent en effet avant que les tsraëlltes n'entrassent en Cbanaan. Terrible condamtiatidn , répétée une seconde fois au Livre des Nombres, Chap. XX ^ 19, S3, où l'Éternel renouvelle sa malédiction , mais dont lé teite lui-même dément toutefois la rigoureuse exécution, disant aii Lii}re de léosehoa , Chap. XXIV , 33 , qu'ELÉASAR ^ fils d'Aaron ^ y arriva également ; et sans doute quelques autres y sont venus encore , dont la Bible ne parle pas.
C'est ainsi que les Israélites, qui avaient déjk tant souffert depuis que Moïses les avait arrachés de leur patrie , périrent tods, sans qu'il n'en resta plus que deux, dit le texte, âgés de phê de quarante ans.
Enfin , ces malheureux , pleins de rispentir d'avoir offensé l'Être Suprême par le simple effet de leur crainte, vinrent ï Moïses , lui promettant de vouloir «uivre la volonté de rÉternel et de marcher résolument^ l'ennemi. Mais il les en dissuada, en disant (Chap. XIY, 41) : Qu'ils n'avaient aucuh succès k espérer; vu que l'Éternel offensé S'était retiré d'eux^ et il leur conseilla même de ne point attaquer l'ennemi, qui certainement les battrait. Mais ils s'obstinèrent, croyant sans doute rentrer en grâce auprès de Dieu, et marchèrent contré les Hamalékites, lenrs ennemis, sans qne ni VArehe d'alliûncê et Moi$e$ ne sortUsent du camp [Verset 44). Or les Hamalékites. que léosehoa avait cependant déjk anéantis autrefois; et les Chananéens descendirent de la montagne qu'ils habitaient et taillèrent les pauvres Israélites en pièces. C'était une
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nouvelle preuve de la protection dwine faite par «ermetil, dont on leur avait si souvent parlé. Aussi Moïses eut-il soin de ne pas se trouver dans Faction (Cbap. XY, i ). Puis TÉtemel parla k Moïses , disant :
% c Parle aux enfants d* Israël , et dis-leur : Quand vous serez entrés au pays où vous devez demeurer et que je vom donne, »
3. < Et que vous voudrez faire un sacrifice par le feu à VÊtemel. »
Suit le cérémonial k suivre dans ce cas.
Il est vraiment curieux de voir dans le texte le récit de cette défaite des Israélites être suivi immédiatement du 1'' Verset du chapitre suivant que je viens de citer , alors que Moïses, pour se venger de leur désobéissance, était resté soigneusement au milieu de son camp, verset où TEternel réitère sa promesse , si souvent faite , de leur donner le pa^fs deChanaan.
Le reste du chapitre est une suite d'ordonnances pour le cérémonial des sacrifices.
Au Chap. XVI est racontée l'histoire d'une révolte de plusieurs Lévites contre Moïses et Aaron, et que Dieu punit en les faisant tous engloutir avec leurs familles dans la terre qui s'entr'ouvrit sous eux.
Le peuple ayant souvent murmuré tantôt contre Moïses et son frère et tantôt même contre l'Éternel, Dieu proposa (Ghàp. XVII) a Moïses de donner aux Israélites un signe auquel ils reconnaîtraient que ce dernier est Thomme qu'il a choisi pour chef du sacerdoce. Ce signe a consisté k faire présenter par chaque chef de tribu une verge; ces verges furent placées dans le tabernacle, et celle du chef que Dieu a choisi pour grand sacrificateur a fleuri. Or, dès le lendemain la seule verge d' Aaron, chef des Lévites, était en pleine fleur; et Moïses l'ayant fait voir au peuple, toul le monde, convaincu par Ik du choix de Dieu, reconnut ce dernier pour grand Prêtre. Mais quelle preuve certaine
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avait le peuple que c*était réellement la verge d*AaroD foarnie par lai la veille sans feuille et sans fleurs, qui se trouvait le lendemain en pleine floraison, et qu*on ne lui en apas substitué une autre, personne, si ce ne furent Moïses, Âaron et les fils de celui-ci n*ayant eu le droit d'entrer au tabernacle pour voir ce qui s*y passait ? d'où ils purent dire au peuple ce que bon leur semblait dans leur propre in-* térét.
Au Ghàp. XVni sont de nouveau réglées par ordonnance de l'Éternel non-seulement les fonctions d' Aaron et de ses fils comme sacrificateurs, mais aussi celles de tous les autres Lévites qui leur furent adjoints pour le service du sanc-* tnaire; et de plus les divers profits qui devaient leur revenir sur tous les objets offerts comme sacrifices, dont une partie seulement devait être brûlée, et le reste devenir la propriété des descendants de Lévi ; ce qui ne manquait pas de former un revenu fort considérable; et cela d*autant plus, qu'ils avaient droit aux prémices de toute chose , même des pre< miers-nés des hommes , qu'on devait racheter. Mais il était , par contre, aussi interdit aux Lévites déposséder aucun im« meuble
Quant aux Lévites non sacrificateurs, ils eurent pour revenu la dime dans tout Israël, sauf à eux d'offrir & TÉternel la dime de cette dime qui revint aux sacrificateurs, constituant ainsi la centième partie de tous les produits du pays; et ii fut surtout ordonné que ces dimes devaient être ee qu'il y aurait de mieux en chaque espèce.
Le premier verset de ce chapitre est toutefois assez singulier et demande k être expliqué pour y trouver un sens raisonnable ; car pris à la lettre ii exprime une malédiction contre Aaron et ses fils. Le voici :
1. A Alors l Éternel dit à Aaron : Toi, et tes fils , et la mais(m de ton père avec lut, vous porterez V iniquité du sanctuaire; et toi, et tes fils avec (oi, vous porterez Viniquité de votre sacerdoce, »
Le Ghap. XIX traite de la purification des personnes souillées pour avoir touché un corps oiert, ou pour être seulement entrées dans la tente où se trouvait une personne morte. Pour ôtre purifié de ce péçbé il était ordonne debrft* 1er tout le corps d*une jeune vcLche rousse , dont oo conservait les oendres pour les délayer, selon le besoin, dans de Teau dont on aspergeait les personnes souillées, qu'on ren* dait par la nettes.
Tous lesTaiis rapportés plus haut, dont il est question aux Châp. XI et suivants jusqu'au XX*, eurent lieu peu de temps après le départ des Hébreux du Mont Sinaï. pendant qu'ils campèrent k Hatséroth et au désert de Par an ^ k peu de distance au nord du Sinai (Chap. XI, 3â), tandis qu'ils seraient allés camper immédiatement k Kadès, dans le désert de Tsin (CuiP. XX, 1), ainsi que le dit d'ailleurs formellement Caleb, au livre de lèosehoa , où parlant de sa mission en Chanaan, il dit(CuAP. XIY, 7) : < Jééais âgé de quarante aru, quand MQUe&, serviteur de VÊtermly mV»t)aya de £<Miàs- Bamé poy,r épier le pay»; e| Dieu, lui a]wat promis alors qu*il entrerait dans le pays de Chanaan, Caleb ajoute : Verset 10. <e /{ y a déjà quarante-cinq ans que VÈUmd prononça ceUe paroU à IfoV^es..., et nmntenavd^ voici^ je suis âgé de quatre-vingt-cinq ans. »
Or comme il s* est écoulé quarante ans avant que le& Israélites ne parvinssent en Chanaan, c'est la première année après la sortie d'Egypte que Caleb fut envoyé dans ce dernier pays; tandis que Titinéraire soigneusement écrit de campement en campement ( Cbap. XXXIII) par Moïses, pour lâcher d'arriver dans ce pays , indique celui de K<Màà comme ayant été le vingt et unième au lieu du troisièw^. C'est- k -dire que. d'après cet itinéraire, les Israélites auraient , en partant du Sinaï. occupé successivement les camps de Kibrotfi'Taava ^ Hatséroth. jRi/ftma, Rimmon-Pérets, Libtha, Rissa, Kehélalh, Scépher, Harada^ Makhèlolk , Tahathy Térah^ MithUa, Hashuumona^ Mosérolhy Bené-lahth
kan , Hor-Guiilgad , lotbath , Habrona , Hetsion-GMéher et iiTadè^ au désert de Tsin.
£a suivant tous ces campement^ sur la carte, on vpit que les Israélites ont, avant d'être arrivés à Kadès, p^p^tré ^ne première fois jusqu'au cœur du Chanaan, où se trouvait Hithma, et entre autres Horma, lieu où ils furent iaHlés en fiéces par les Gbananéens , ainsi que cela est avoué par Moïses au Chap. XIV, 45, et repoussés jusqu'à Sèhiv, capitale d^Edom. Mais toutes les défaites qu'ils ont dû éproi^ver pendant trente-six ans qu'ont duré leurs marches et contremarches, malgré la soi-disant protection de Dieu, sont du reste passées sous silence.
Or ce qui est dit à ce sujet au Cuap. XXXIII, que Moïses porta son camp à Kadès, ne doit en conséquence pas être entendu dans ce sens qu'il y est venu de Hatséroth peu dprès son départ du Sinaï , mais après son séjour à Itetsion^ Guèber, longtemps après sa défaite de Ilorma près Rilhma. Or ici il y a évidemment contusion dans le récit des événements, vu qu'il est dit que cette bataille eut lieu après son séjour 2i ^aiès; ce qui est contredit par l'itinéraire; tandis ^'au Dmiéroiiome (Cmkp . II, 14), il est formellement dit ^e les Israélites ont employé trente-huit ans pour venir de Kadès au torrent à^Zired à la frontière de ^oab; ce qui dit, au contraire, que les Hébreux ont campé à Kadès dès la seconde année après la sortie d'Egypte; mais quoi qu'il en soit, je reprends la suite des événements tels qu'ils ^ont indiqués dans XeLwre des Nombres dont je fais ici l'examen.
Les Israélites ayant eu beaucoup à soutîrir du manqua d*eau au camp, de Kadès crièrent do nouveau contre Moïses etÂaron, en leur reprochant de les avoir conduits dans ces contrées privées de tout; et ces deux chefs renouvelèrent, pour les apaiser, le miracle de Uoreb , en faisant jaillir une source d'un rocher qu'ils frappèrent de la verge sacrée, source k laquelle Dieu imposa de la le nom d'£aux de con^ UsWion.
S76 THiOLOGlt DB LA NATURE.
Or, ^ cette occasion, rÉternel renouvela encore la seU'tence qu'il avait déjk précédemment prononcée dans un cas semblable , au désert de Paran , contre Moïses et Âaron (Ghàp. XIY, S3), qu'ils n'auraient pas Tavantage, pour cause de ce péché de s'être révoltés contre lui. de conduire le peuple d'Israël jusque dans le pays de Chanaan qu'il lui a promis, mais que l'un et l'autre mourraient avant d'y arriver.
Il est dit, Chàp. XX , 14, que les Hébreux étant au camp de Kadès , et voulant se porter en avant vers le pays de Cha* naan, demandèrent au roi d'Ëdom la permission de tra* verser ses États , mais qu'il la leur refusa ; d'où ils furent obligés de prendre une autre route, et en se dirigeant, à cet eflet, vers la montagne de Hor^ où ils allèrent camper. Ce n'était pas toutefois , ainsi que je l'ai fait remarquer plus haut, la première fois qu'ils arrivèrent à la frontière de ce pays , ayant déjh pénétré dans la partie méridionale du Chanaan , où ils ont même séjourné longtemps, vu que plusieurs camps, indiqués dans l'itinéraire de Moïses, s'y trouvent, et qu'il est dit, d'une part, au Deutéronome (Chàp. I, 44), qu'antérieurement ils furent battus par les Chananéens sur toute la route de Horma a Séhir, capitale du royaume d'Ëdom; et, d'autre part (Chàp. II, 1), il est dit qu'ils ont longtemps tourné autour de la montagne de Séhir.
Mais quoi qu'il en soit, le passage fut refusé aux Israélites par le roi d'Ëdom , qui s'y opposa même eu faisant marcher son armée contre eux , ce qui les obligea de tourner ses États sans chercher k y passer de force ; sous le prétexte que Dieu leur avait formellement défendu de faire la guerre k ce peuple, comme descendants d'Ésaû, frères de lacob , et par conséquent, comme eux, enfants d'Abraham et d'Isaac, disant {Deuléronome , II, 4) qu'ils ne devaient point avoir de démêlé avec eux , et qu'il ne Uur djonnerait pas un pied de leur territoire.
L'armée étant arrivée au camp de Hor, l'Éternel com-