‹ Theologie de la nature (volume 5)Chapitre 4 sur 58 · II · texte numérisé non relu

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ralioo et de çirealatioQ sanguine ;. ei par \k plus d'analogie que les Mycigpodes avee les Animaux vertébrés , pour ce qui concerne eutre autres les glandes , quelle que aoit leur nature ; organes qui offrent toutefois aussi des ressemblances avec ceux de. ces derniers, en cela quils sont plus ou moins massés ou conglomérés : tout en présentant aussi beaucoup d'analogie avec les organes sécrétoires des Insectes, en prenant dans lesr glandes simple^ la forme de petits vaisseaux flottants ; forooe mixte qui n'est que la conséquence de la eondilioo également mixte dans laquelle se trouve le sys^ tème circulatoire, où le sang artériel est, ainsi qu'on le vefra plus tard^ renfermé dans de véritables vaisseaiix étroits; . Candis que le sang^veipeux est contenu dans de larges réservoirs-en sinus , placés entre tous les organes.

C'est ain^i que le Foie des Êcrevisses forme, une grosse masse hérissée de petits vaisseaux:«n cul de sac, qui ne sont qu'une partie de ses glandes simples ainsi allongées, tandis que d'autres glandes forment des masses plus compactes ; . différence qui dépend probablement de ce que le foie doit puiser la bile dans le sang veineux.

Le système circulatoire du sang conservant ses caractères essentiels dans les Poissons les plus inférieurs, où cette humeur nutritive circule dans deux sortes de vaisseaux, les Artères le distribuant dans tout le corps., d'où les Feme^ le ramènent dans l'appareil de la respiration où il redevient nutritif ou artériel. Cette double condition du sang continue encore d'exister chez les Annélides, qui font &uite aux Poissons, mais cependant avec de notables différences dans la disposition des vaisseaux , et la conformation du Cœur qui met cette humeur en mouvement.

Pans les premiers Annélides, on remarque encore une double action dans le cœur, où deux cavités reçoivent alternativement le san^ pour le pousser, par leurs contractrons , dans Les vaisseaux. Mais ce cœur ne ressemble plus à celui des Verl^rés, et ne parait être qu'un vaisseau |>lus renflent

plim actif dass sas pulsatioM. Getorifùid ëe dessine eosnite mieBx eemmè propttl«0Qr du aa»g daiui les CiIasses des ^ Crustacés et des ÀiIaëhmidbs, où il prend toutefois ime' forme et une disposition toute particulière propre dUx Animaux ARTICULÉS supénenrs. Au lieii de répondre ^ comme dans les Poissons, au eœui^ veineux des Mammifères, c*est au contraire le eœlir artériel qu'il représente; et au lieu d'être placé daps la région antérieure du eorps^ e'est dans la postérieure qu'il se trouve ; en y occupapt, sans exception* la ligne médiane dorsale, et prejad une forme parfaitement symétri({u«i 4 étant rigoureusement semblable dans ses deux * moitiés latérales. Les vaisseaux qu'il produit, ainsi que les ligaments ^ui lefistot, offrent également la plus rigoureuse symétrie i qui est loin- d'exister dans le système circulatoire des Animaux vertébrés.

1% cœur des €iiuéTxcÉs , dont j'ai le premier fait con-^^ nÉitre la forme et la èompositiob, ainsi que l'action, est, en tl^èse générale, composé d'uù Ventricule (arUériel) en forme de gros vaisseau plus ou moins cylindrique» placé le long delà ligne dorsale de la princitiale partie viscérale du corps ^ et renfermé dans son QreiUelte comme dans un Péricarde ^ où il est suspendu» d'une part^ à ses extréniités, et, d'autrep^rt, au nooyen de plusieurs paires de ligaments latéraux se rendant de l'un à l'autre ^ ainsi que par plusieurs paires d'artères qui traversent l'oreillette.

. Ce ventricule est doublé intérieurement d'une couche mttsçulense k fibres cifoulliirês très - bien prononcées » pto-^ * duislml ses contractions; tandis que ses dilatations paraissent éti'é purement passives ; comcne d'ailleurs aussi cbez les Vertébrés. . ;

Sjor les côtés latéraux du ventricule sont percées plusieurs paires d'ouVertures en forme de fentes transversales , dont les bords amincis font saillie dans l'intérieur du ventricule , " en a'adap^nt exactement l'un k l'autre lorsque, dans les . contractions de ce .dernier^ le sang quojsélui-ci contient tend

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2i Jes pousser au dehors; et ces bords faisant ainsi los fonctions de valvules', ferment ces ouvertures de communication avec TofeUlette enveloppante, en empêchant le sang de sortir*

VOreUlelte n*est au contraire qu'une poche fibreuse, aussi k peu près cylindrique, adhérente par toute sa face supérieure au têt de la parUe viscérale du corps . Elle reçoit latéralement plusieurs paires de veines branchiales qui s'y ouvrent , et d'ordinaire, autant qu'il y a de paires (le branchies.

L'extrémité antérieure du ventricule produit une très-» forte artère impaire, se portant droit en avant dans la tête , où «lie conduit le sang nécessaire k la nutrition de cette partie du corps ; mais dès son origine ce vaisseau produit une forte branche latérale qui va se distribuer dans la partie antérolatérale du corps.

Lorsque le corps se prolonge en arrière en un abdomen plus ou moins volumineux , le ventricule forme en outre k son .extrémité postérieure une forte artère impaire qui s'y distribue. Enfin, k part ces vaisseaux impairs, le ventricule produit encore sur les côtés plusieurs paires d'artères pour les parties latérales du corps , vaisseaux placés ordinairement au-dessus d'une des owf erinres auriculo-ventriculaires. Ces artères latérales traversent simplement la cavité de l'oreillette vis-k-vis de lewr origine , et vont se distribuer dans le corps.

U suffit de cette rapide description du système artériel 4es Crustacés pour feire comprendre le mouvement que lé coeur imprime au sang. Ce liquide arrivant des l)ranchies , oit il a respiré , est versé par les veines branchiales dans la cavité de Toreillette, où il s'épanche au moment où le ventricule contenu dans cette dernière se rétrécit par sa contraction ; et lorsque ce même ventricule se dilate , le sang de l'oreillette se précipite dans son intérieur par les ouvertures Siuriculo-ventriiculaires, eo forçant les valvules qui4es garantissent ; et nn, instant après, lorsque le ventricule se con-

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tracte de noiiveau , le sang qu'il coolient , pressant sur qbs valvules, les rapproche , et fermant par là les ouvertures, il est obligé de s'écbapper par toutes les artères qui. lui laissent UD libre passage.

Le sang ^ ^insi poussé dans toutes les parties du corps, revient au cœur par les veines, en passant par les branchies; mais celles-ci éprouvent cette grandç modification, quMles oe forment plus des. tubes ramifiés à Tinfini s'embranchant les uns sur les autres comme chez les. Vertébrés; fliais perdant en quelque sorte leur tunique spéciale, ces vaisseaux ne fonnent dans tout le corps que de vastes poches occupant les intervalles des organes auxquels ces poches adhèrent intiniemetit , c'est-k-dire que ce ne sont que des cavités analogues ^ ce qu'on nomme des sinus chez les . Vcfrtébrés. De ces cavités naissent ensuite des Artères brémr . chiàles quix^onduisent le sang dans les branchies, d*où il revient à l-oreillette du coeur par les Veines branchiales dont j*ai déjà parlé.

La fonction de la Respiration continue également k s'exepcer jchez les Animaux articulés soit par Tabsorption de l'oxygène contenu dans Tair, soit par celui que l'eau tient en dissolution ; mais les appareils par lesquels cette absorptioB a lieu ne sont plus les mêmes*

Cette fonction, telle qu'on la conçoit, pouvant, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer ailleurs, être exercée k la surface de. tout organe , où le sang subdivisé dans des vaisseaux trèsdéliés vient k être mis en contact avec Tair ou l'eau k travers des membranes fort minces ; on comprend gu.e ni le lieii ni ' la forme générale de l'organe oii cette action est produite ne doivent avoir d'influence sur la fonction ; et qu'en conséquence elle peut s'exercer très-bien kla surface de tout le corps, lorsqu'elle se trouve dans les conditions qu'exige cette fonction ;. et c'est en efl'et ce qui a lieu chez les premiers ÂNNÉLiD£s formant les Orbbes desÀBftANGHEsClesXonti^rtcf) et des SiCYAPOpj^s ( Sangsues ) ;" le nom imposé au pre-

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iDier exprime même cette absence de branchies spéciales; et tes animaux respirent par les téguments 3e toute la surface du corps; circonstance qui ifidique déjk que sous ce l'apport aussi ces annélides se trouvent placés k Tun des <)egrés lès plus inférieurs du Règne animal, Ih où les organes spéciaux de la respiration propires aux vertébrés ont complètement disparu, et ne sont pas encore remplacés par d'autres égale* metit circonscrits chez tes Articulés scpérieurs.

J*ai fait remarquer en parlant de la respiration chez les Vertébrés que cette fonction ne pouvait s'exercer qu'h la surface de membraneà lubrifiées par* un liquide plus oumainis aqueux ; que c'était Ik la raison pourquoi les animaux aériens avaient des poumons intérieurs, et que chez les aquatiques seulement les organes respiratoires ou Branchies pouvaient être extérieurs , k moins que les animaux ne vivent dans des lieux humides, ce qui peut rigoureusement suffire. C'est ainsi que \h Lombric vit sous terre dans des galeries qu'il y creuse ; que la Sangsue, quoique réellemeat aquatique, peut rester longtemps hors de l'eau sans péHr , son corps ne séchant pas facilement k sa surface. Quatit aux autres Annélides la plupail sont aquatiques.

Dans les ordres suivants d^ cette classe , ceux des DoRSt- BRANOHEs et des TuBicoLEs , la fonction de la respiration ise localise déjk de nouveau dans des Branchies placées soit sur le dos , âoit sur les côtés des segments dû corps ; et ordinairement , sur toutes les parties , lorsque l'animal vit librement éxû$ l'eau ; ou bien sur la région antérieure seulement quand il habite une cavité quelconque, d*où cette partie sort librement.

Ces Branchies prennent ensuite des formes fort diffé* rentes : ici ce sont de simples houppes soit en forme de ^brosses, soit en arbuscules, etc.

Dans la Classe des CtiusT âgés, dont la presque totalité des espèces vit dans l'eau, les organes respiratoires sont en conséquence également des Branchies en forme de liouppes ou

de lamelles diversement configurées, mais formant constamment des appendices des Pattes on de leurs dérivés, tels que des organes masticateurs; et dans le dernier Ordre , Celui des Branchiopodes, tous les membres sont, sinon en totalité, du moins en partie, transformés en organe de respiration.

Lorsque les branchies des Crustacées sont fenfermées dans quelque cavité, comme chez les Crabes et les Êcre^isses^ où elles forment des appendices des Pattes et des Mâchoires, recouverts par les bordsi latéraux du bouclier ; ces animaux peuvent vivre assez- longtenlps hors de l'eau en respirant réellement l'air ; ces cavités dans lesquelles Teau et l'air n'arrivent que par une fente sur le bord inférieur du bouclier, et où les branchies sont peu exposées à être desséchées, remplissant entièrement les conditions de poumons,- ^t dans la Classe des Arachnides, qui se rattache par les Scorpions aux Êcrevisses; les branchies de ces dernières ne font également qu'un léger pas de plus , pour devenir en eflet de véritables organes à respiration aérienne , qu'on a de là appelés des Poumons.

De même que les braîichies des Êcremses, ces organes respiratoires des Scorpions et des Araignées sont placés dans des cavités înfra-latérales de Tàbdomen , mais sans être de* appendices des membres ; et se composent de même d'un certain nombre de lamelles planes superposées comme les* feuillets d'un livre. Mais au Heu d'être chacune libre par trois de ses bords , ces lames soiit au contraire unies pâfr paires à ces mêmes bords, de manière à former par deux, 4e petits sacs comprimés, ouverts au quatrième bord des feuillets du livre par lequel ces lames sont adhérentes; et l'ouverture de ces sacs donne dans une cavité commune disposée aussi comme celle qu^on remarque dans le dos des livres reliés ; cavité qui s'ouvre ensuite à rettérieur par un orifice en forme de petHe fente ressemblant assez à une boutonnière.

7!2 mioLOGIB DB LA NATURE.

€hacuoe d^ ces piles de feuillets pulmopaires, dont il .existe plusieurs paires , selon Tespèee d'Arachnides , se trouve enfin contenue dans un sac miembranéux fermé de toute part, ne communiquant que par un gros canal ou Vtine pulmonaire avec la cavité de l'oreillette du cœur. C'est dans ce sac que vient s'épancher le sang veineux venant de toutes les parties du corps , et dans lequel plongent les lamelles puliaonaires .à travers les parois desqndles le sang respire.

Dans le second ordre d'Arachnides, celui des Holêtres, la modification de ces organe» respiratoires va plus loin encore ; les petits sacs que forment Içs lamelles pulmonaires s'allongent en longs tubes ramifiés presque k l'infini, en se prolongeant dans toutes les parties du corps où ces vais- . .seau5L aérifères, qui reçoivent dans ce cas le nom spécial de Trachées, portent Tair, qui y entre par des prifices extérieurs ou Stigmates, au nombre d'une ou de deux paires.

Dans les Arachnides pulmonaires le sang veineux ren^ ^ermé dans les poches enveloppantes des poumons ne baigne ces organes que dans Tespace fort restreint dans lequel its se trouvent. Chez les Holètiies, au contraire, ces sacs dîspa* ràissent ; ou si l'on veut, se confondent avec les parois extéprieures du corps, de manière que, le sang veineux se troavapt répandu dans toute la cavité générale du corps, où il baigne indistinctement tous les organes, les trachées s'y prolpnge'nt également pour y conduire l'air et faire respirer le sang sur. chaque point où il se trouve. C'est ainsi que

' -PAR CETTE REMARQUABLE TRANSFORMATION QUE LE CRÉATEUR A FAIT SUBIR GRADUELLEMENT AUX ORGANES DE LA RESPIRA- TION, il arrive que chez les Vertébrés de même que chez les

' Articulés placés en tête- de TEmbranchement et pourvus de poumons ou de branchies^ le sang va chercher l'air dans )es organes destinés k le recevoir pour cet effet ; tandis que chez tes HoLÈTREs, c'est au contraire l'air qui circule dans tout le corps pour y chercher le sang veineux partout épanché^

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