CHAPITRE ni
Uon des axes de eds cbaruières , qiu les ailes ne peuvent que se numvoir dans un plan oblique plongeant en avanL
MaÎH si intelligence suprême n*a point aecordé aux In-« sectes les perfectionnements dans les organes dn vol que je viens de signaler chez les Oiseaux , elle leur en a accordé d'autres qui k leur tour manquent k ces derniers Chez ceux-ci, les ailes sont mises en mouvement par quatre principaux ordres de muscles, les Abuisseurs^ les Èléva^ leurs , les Extenseurs et les Fléchisseurs , qui tons occupent nécessairement une place , et contribuent k augmenter le poids du corps ; inconvénient qui rend le vol plus difficile.
Dans les Insectes ordinaires, cela est également ainsi ; mais il ii*eD est plus de même chez les Libellules et quelques autres Insectes , qui ne pouvant ni étendre ni fléchir leurs ailes , n*ont en conséquence pas besoin des muscles qui produisent ces mottvemenis ; d'où résulte naturellement que le Caéa-
TELR ▲ NOU-SBtLEMEMT SUPPRIMÉ CBS ORGANES , msis a employé leur emplacement a augmenter le volume , et par suite la force des muscles élévateurs et abaisseurs des ailes , qui produisent de Ik des effets bien plus énergiques que chez les Insectes qui penvent replier leurs ailes , sans que pour cela
LE POIJDS DU CORPS AIT ÉTÉ AUGMENTÉ '. PERFECTIONNEMENT POSSIBLE PAR L*1NGÉN1EUSE DISPOSITION INTRODUITE DANS l'OR< GANiSME PAR LE SEUL FAIT DE LA DOUBLE ARTICULATION DES
AILES SUR LE CORPS , cc qui Semble être bien peu de chose en soi-même, tandis qu'il est fort important dans ses effets.
Ne pouvant entrer dans de plus amples détails sur les causes qui agissent dans le vol, je renvoie les personnes qui voudraient en avoir une démonstraticm plus complète k la note n"" 34 , où je l'explique ; démonstration que j'ai publiée pour la première fois en 1828, dans mes Considérationê gêné'* raies sur ranalomie comparée des animaux articulés^ p. 300.
J'ai fait remarquer plus haut l'ingénieuse disposition des Pennes et des Tectrices des ailes, formant chacune un levier dont la courte branche est appuyée sur la face supérieure de
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la partie osseuse et charnue des ailes, afin que la partie formant le long bras de levier puisse mieux résister au choc de Tair. Mais ce n*est pas Ik ce qu'il t a db seul admirable DANS CES PLUMES, ct même dans toutes celles qui couvrent le corps de ces animaux.
Pour que les ailes pussent le mieux remplir les FoKt- TiONs QUI leur ont ÉTÉ ASSIGNÉES , il a fallu aussi qae le disque que ces organes forment dans les ailes fût à la fois le plus léger possible , fort résistant et peu sujet à être détrait par Taction des objets extérieurs; toutes conditions très-savamment obtenues par la forme et la structure de ces organes.
Tout levier devant être d'autant plus fort que sa partie est plus rapprochée du point d*appui , cette première condition est déjk établie dans chaque plume, et surtout dans les Pennes , en ce que la tige diminue insensiblement du point d'intersection jusqu'à l'extrémité. Mais ces mêmes plumes, qui constituent en majeure partie toute l'aile , devaient en outre, comme il vient d'être dit, former par leur ensemble un large disque léger et cependant fort résistant, sans être trop facilement sujet à être brisé. Or, cette nouvelle condition, LE Créateur l*a admirablement établie par la forme et la structure qu'il a données k ces organes.
Pour être légère, la tige des plumes est, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, formée sur ce principe de mécanique, qu'une tige creuse est , à poids égal , plus résistante qu'une pleine. On sait, en effet, que la première partie de chaque plume a la forme d'un petit tuyau à parois fort minces, mais d'une substance cornée extrêmement dense. Quant à la partie terminale portant les barbes , elle est également formée d'une couche superficielle de matière cornée résistante; mais compacte 'et dure à la face supérieure seulement, formant le point d'appui de la tige , lorsqu'elle plie dans les efforts que font les ailes en s'abaissmt; tandis que la lame inférieure est beaucoup plus faible, comme ayant moins de force à employer dans l'élévation des ailes; mais toutefois