‹ Théologie pastoraleChapitre 6 sur 209 · SUR JEAN MICHEL SA1LER · texte numérisé non relu

SUR JEAN MICHEL SA1LER

bientôt coadjuteur de l'évèque Wolf, auquel il succéda sur le siège épiscopal, en 1829. Il mourut en 1832, après un court mais salutaire épiscopat.

Sailer a laissé un grand nombre d'ouvrages. Ses œuvres complètes forment 41 volumes, plusieurs fois réédités. Ses écrits se partagent en travaux ascétiques, pastoraux, philosophiques et religieux, théologiques, pédagogiques, apologétiques et biographiques. Les plus célèbres sont ses Lettres de tous les siècles, sa Théologie morale, sa Théologie pastorale, sa, Doctrine de la raison, sa Doctrine du salut, ses Homélies et sa Morale chrétienne.

Si ses ouvrages attestent la pénétration de son intelligence, il faut dire néanmoins que l'esprit de douceur prédomine partout, et que, tout en restant attaché à la vérité, il ne blesse jamais la charité. La fidélité à sa vocation, le dévouement à sa patrie, le désintéressement, la sérénité d'âme et la piété apparaissent constamment dans toute la vie de Sailer. Il refusa des postes avantageux, notamment à Stuttgart, à Mayence, à Heidelberg, à Breslau, etc.

Sailer a fait école ; parmi ses disciples nous ne citerons que le célèbre chanoine Schmid et monseigneur Diepenbrock, cardinal-archevêque de Breslau. C'est à ce dernier que nous emprunterons les lignes suivantes sur le caractère moral de Sailer (1) :

Un proverbe connu, et qui n'est souvent que trop vrai, dit que nul n'est grand homme ou héros dans l'intimité de la vie commune et familière, parce que les vices et les faiblesses humaines, qui échappent d'ordi-

(1) Cf. l'ouvrage intitulé Bouquet de fleurs spirituelles.

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