PIE IX, SOUVERAIIV PONTIFE
Chère fille en Jësus-Christ, salut et bf^K^dicfon apostolique. Ce que des hommes de grand mërite n'ont pas jugé iiidigue d'eux : les uns de composer des récits imaginaires, les autres de donnera des histoires véritables l'attrait de la fiction afin d attirer les lecteurs . de les détourner des mauvais livres et de jeter à lour insu dans leurs âmes des semences de piété. Xous vous félicitons de l'avoir fait par une longue suite de volumes, chùre Hlle en Jésus-Christ. C'est pourquoi .\ous avons reçu avec plaisir le dernier de ces ouvrages, dans lequel vous décrivez Notre viMe ôç Rome que vous veniez de violer. Dans ce travail, vous vous êtes proposé d'amener les esprits à considérer la majesté et la sainteté de ses monuments, à contempler la splendeur de ses cérémonies sacrées et à' admirer la noblesse de la ville elle-même. Cette Rome qui autrefois dominait par la puissance des armes, étend aujourd'hui, parla relig'on, son empire jusqu'aux extrémités du monde; elle est devenue la patrie commune des Chrétiens par l'érlat que lui donne la Chaire gljrieuse du Vicaire de Jésus-Christ, et elle attire à elle tous les esprits et tous les cœiîrs.
Aous appelons sur votre pieux dessein tout le succès que vous sou baltes . et comme présage de la faveur d'en haut et comme gage de Notre bienveillance paternelle. Mous vous accordons auj -urd'hui et du plus profond de Notre cœur, très-chère fille en. Jésus-Christ, la bénédiction apostolique.
Dooae à Rome , à Saint-Pierre , le trentième jour du mois de décembre d« l'année 1812 et de Notre Pontificat la vingt-septième.
PIE IX. Papr.
H. PLOM, Imprimeur-Éditeur, rue Garancière, 8 et 10, à Paris.