‹ ThéophileChapitre 29 sur 48 · I. APOLLON CHAMPION · texte numérisé non relu

I. APOLLON CHAMPION

Moi de qui les rayons font les traits du tonnerre Et de qui l'univers adore les autels, [la guerre. Moi dont les plus grands Dieux redouteroient Puis-je sans déshonneur me prendre à des mortels ?

J'attaque malgré moi leur orgueilleuse envie, Leur audace a vaincu ma nature et le sort : Car ma vertu, qui n'est que pour donner la vie. Est aujourd'hui forcée à leur donner la mort.

J'affranchis mes autels de ces fâcheux obstacles. Et foulant ces brigands que mes traits vont punir. Chacun dorénavant viendra vers mes oracles Et préviendra le mal qui lui peut advenir.

C'est moi qui, pénétrant la dureté des arbres. Arrache de leur cœur une savante voix.

Qui fais taire les vents, qui fais parler les marbres, Et qui trace au destin la conduite des rois.

C'est moi dont la chaleur donne la vie aux roses.

PIÈCES DIVERSES «G

El fait ressusciter les Fruits euscveiis ;

Je cloiuie la dun-f cl la cnulrur aux choses.

Et fais vivre l'cclal de la blauclicur dos lys.

Si peu (juc je m'abseulc, m\ manloau de léuèbres Tient d"une froide horreur ciel el terre couverts ; Les vergers les plus heaux soûl des objets funèbres Et, quand mon œil est clos, tout nieurl en l'univers.

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