NOTRE PREMIER JOURNAL INDUSTRIEL
Les Petites Affiches.
Nous savons que les registres du Bureau d^adresse étaient ouverts, moyennant une faible rétribution, à tous ceux qui se présentaient; pour trois sous on y pouvait faire inscrire toute espèce de demande ou d^offre, et pour la même somme on obtenait un extrait du registre, « duquel le secret était étroitement observé (t) ». Mais Renaudot avait bien vite compris que, pour servir plus utilement les intérêts de ses clients, il devait porter directement à la connaissance du public, à domicile, leurs demandes et leurs offres.
Il avait bien la Galette, créée dès Tannée qui suivit Pinstallation du Bureau d'adresse ; mais cette feuille s'était interdit^ ou on lui avait interdit, toute matière étrangère aux nouvelles politiques. Il avait donc créé de bonne heure, sous le titre de Feuille du Bureau d'adresse^ un organe spécial, qui n'était, en grande partie, que la reproduction de ses registres.
(i) Pour nos trois sous nous y pouvons entrer Et trouver quelque chose ou Manque, lit-on encore dans le Ballet que nous avons cité.
Th. Renaudot. 4**
l34 THÉOPHRASTE RENAUDOT.
Je ne saurais préciser le commencement de cette publication; je n^en connais que deux numéros, les n''^ i5 et 17 : le premier porte la date du i^^ septembre i633, l'autre celle du 21 ; ce qui pourrait faire supposer qu'elle paraissait tous les dix jours. On n'y trouve aucune indication du prix. Quant au fonds, c'était absolument nos Petites^ Affiches actuelles, qui, aussi, n'hésitent pas à faire remonter jusque-là leur origine. Voici, d'ailleurs, quelles en étaient les principales rubriques :
Terres seigneuriales à vendre. — Maisons et héritages aux champs en roture à vendre. — Maisons à Paris à vendre. — Maisons à Paris à donner à loyer (i), — Maisons à Paris qu'on demande à prendre à loyer. — Rentes à vendre. — Bénéfice à permuter. — Offices à vendre.
Nous transcrivons les deux dernières rubriques :
Meubles à vendre.