‹ Théophraste Renaudot et ses "innocentes inventions"Chapitre 7 sur 26 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

Je rCai cesse\ dans mon Histoire de la presse et ailleurs^ de protester contre une si criante iniquité^ mais, hélas! sans grand succès. Ce n'' était point encourageant. J'ai voulu cependant^ avant de quitter la plume ^ faire une suprême tentative pour dégager tout au moins la mémoire de Renaudot des nuages qui l obscurcissent., et il ni'a semblé que pour cela le moyen le plus simple et le plus sûr était de raconter tout bonnement la vie si remplie de cet homme de bien. Oest la raison de cette monographie, qui ne sera pas sans quelque intérêt pour notre histoire morale.

■ Ten avais en grande partie les matériaux sous la main. A diverses reprises, en effet, et depuis longtemps, f aï consacré de nombreuses pages à la vie militante de Renaudot, et je crois asse:{ bien la connaître; mais je n'ai pu réussir d faire complètement la lumière sur ses origines., sa famille, ses premières années, non plus que sur celles., asse^ longues, qu'il passa à Loudun après qu'ail eut été reçu docteur. Les archives de V ancien Poitou, celles de Poitiers comme celles de Loudun, sont absolument muettes sur ce point , — comme sur

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tout le reste. Muets également les historiens de la province^ qui ne consacrent, d''ailleurs, à V illustre Poitevin., que quelques lignes insignifiantes^ à l'exception de Dreux du Radier^ doîtt Varticle , qui a servi de base à toutes les biographies., laisse sans doute beaucoup à désirer^ mais enfin contient de bonnes choses et d'utiles indications. Le seul travail un peu substantiel qui soit sorti des presses poitevines est une notice que M. de Lastic, s^ inspirant démon Histoire de la Presse, a publiée^ en iS'jS., dans la Revue poitevine, et que je louerais de grand cœur , quoiqu'elle n'ait pu m'être utile., si je n'y avais une si grande part.

Je n'avais , m'écrivait-on de différents côtés , qu'une seule chance de trouver ce que je cherchais. S'il existait quelque chose, quoi que ce fût, sur la première période de la vie de Renaudot, ce quelque chose devait être dans le cabinet d'un médecin de Loudun, qui s'était beaucoup occupé de son célèbre compatriote et confrère — sans cepen • dant avoir jamais rien publié sur son compte, — et qui même., dit-on aujourd'hui qu'il est mort, nourrissait la pensée de lui faire élever un monument

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