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CHAPITRE VIII

LES DISPOSITIONS RAMIFIEES.

i63. Partant des délinéations polygonales déclinées ou d'un simple trait, et répétant symétriquement les branchements successifs, on a les dispositions ramifiées ou rameuses, extrêmement variées, et plus ou moins simples ou plus ou moins composées, suivant le mode de symétrie et le nombre uniforme ou progressif des parties successives . A cette classe de dispositions

Fig. 244.

se rattachent les nervures des feuilles ou les subdivisions des feuilles composées, les figurations planes des arbres, les dendrites des minéraux, etc.

L'unité essentielle de cette famille de dispositions consiste

dans la déclination en grandeur et en nombre des parties intégrantes qui branchent successivement et indéfiniment les unes sur les autres. Cette ramification déclinée a pourtant une fin actuelle, bien que Ton puisse concevoir une succession indéfinie. Le nombre des parties composantes, quand il y a parité, croît en progression géométrique, c'est-à-dire très-rapidement, et c'est ce qui détermine des dispositions ou des motifs finis, contrairement à Tindéfinité inhérente à la notion métaphysique de progression. C'est ainsi qu'il faut distinguer la droite physiquement terminée d'avec la droite métaphysique, qui, de sa nature, est sans fin ; telle recourbée déterminée d'avec la notion métaphysique de recourbure, celle-ci étant également sans fin, etc. En un mot, il faut distinguer la terminaison physique d'avec la terminaison théorique. Les figures fermées, comme les polygones, le cercle, les ovales, etc., ont une limite à la fois théorique et physique.

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