‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 17 sur 163 · LITRE U. SECTION III · texte numérisé non relu

LITRE U. SECTION III

des enfants ; et ce qui le proa?e » c'est qae plosieurs ïîlles situées en pays trës-salubre » comme Genève et Bâie » fourmillent de gens qui ont des râteliers gâtés à l'Age da 30 ans.

Si on veut écouter les Bâiois et Genevois , ils accuseront les brouillards du Rhin , les brouillards du lac : pi* toyable excuse ! un fleuve rapide et encaissé comme le Rhin l'est à BâIe , n'engendre pas de vapeurs nuisibles : il en est de même des rapides ruisseaux qui arrosent la campagne de BAle.

C'est encore à tort que les Genevois accusent leur beau lac. Un bassin vaste et d'une profondeur extrême est Irës-salubre , surtout au dégorgeoir» où ses eaux sont vives. Il peut élever quelques vapeurs , mais nullement dangereuses pour les natifs et habitués du climat : elles n'attaqueront point les dents , si on ne s'expose pas inconsidérément aux brouillards, personne ne songe à ces précautions.

L'on spéculera bien différemment dans l'Harmonie. Le monde social jugera que dans une carrière de 144 ans rien ne sera plus précieux qu'un beau et bon râtelier , apte & bien fonctionner aux 5 repas. La parfaite digestion dépend de l'exacte mastication : les Harmoniens feront d'autant plus de cas des dents , qu'ils placeront la sagesse dans l'hygiène gastrosophique ou art de manger beaucoup, digérer facilement, et arriver aux 5 repas avec un brillant appétit. Ils donneront donc les plus grands soins à la denture des enfants , qui seront tous visités chaque semaine par les dentistes.

Il faut observer qu'en Harmonie le groupe des dentistes est comme les autres fonctionnaires de médecine , affecté au service collectif, rétribué en proportion de la santé

générale, et non des maladies individuelles (51-52). Il importera donc au groupe de dentistes que la Phalange n'ait, s'il se peut, aucun râtelier endommagé. Leur beauté " et sanilé générale sera pour les dentistes le gage du bénéfice et de la renommée » comme pour les autres genres de médecins /qui tous perdraient à TafiQuence de malades, et verraient diminuer leur dividende en rapport de l'accroissement de fatigoes.

L'Harm(Hiie ne jugeant pas le talent sur de belles phrases, mais sur de bons résultats, chaque Phalange estimera ses médecins d'après la statistique sanitaire du canton, résumée en moyen terme de 9 années. La Phalange de Tibur a eu pour moyen terme de malades, selon les tableaut comparés de 9 ans, S sur 100 par an. La Phalange de Lucrétile a eu pendant ces mêmes années , en malades et durée du mal , un moyen terme de 3 sur 100. La contrée en conclura que les médecins de Lucrétile sont dépourvus d'habileté , et leur Phalange peu satisfaite ne leur allouera qu'un médiocre dividende en répartition générale.

Chaque médecin est donc intéressé à veiller sur la santé de la masse. Aussi verra-t-on le groupe des dentistes , comme ceux des autres médecins, visiter chaque semaine les Séristéres des poupons , des bambins et autres enfants , et faire à la régence un rapport sur les moindres incidents qui pourront compromettre les dents , collectiyement ou individuellement : si quelque brouillard pouvait nuire aux rateHers , on verrait les dentistes ordonner et surveiller jour par jour , les précautions générales adaptées aux divers tempéraments , et surtout aux enfants de 9 ans, époque de 2®. dentition.

La civilisation , où tout est subordonné à l'intérêt indi-

uvRBn. sBCTiomu. 69

vidael , ne fournit qœ des dentistes intéressés à ce qae tmtcrage ionne^ et qu'il y ait beanconp de ces râteliers qu'on appelle chevaux à t écurie 9 gens qui ont besoin des soins continuels de leur esculape. C'est une eonséquenoe inéyitable du système de duplicité qui intéresse chaque classe de citoyens au mal-étre des autres classes. J'en ai fait mention à l'Ayant -Propos» Citer.» en terminant par ces mots bons à répéter: la eiviliêation nepréiente qu'um hixarre mécanisme de partionê du tout , agissaiU et 00tant chacune contre le tout ; et pourtant elle raiionno f unité d'action; elle faù trophée de scieneeê notnméeê économiques et unitaires I

Là finissent les détails sur la direction combinée de ces marmots » dont j'aurais traité plus briéyement si elle n'était le fondement du mécanisme sociétaire. Il faut » je le répète , que l'éducation de l'Harmonie soit achevée au moment où la nôtre commence , terminée ayant 5 ans.

Ce n'est pas qu'après cet âge il ne reste à l'enfant une foule de connaissances à acquérir ; mais une fois admis aux chérubins » il se forme de lui-même , et n'a plus besoin d'autre stimulant que des rivalités établies entre les tribus et les chœurs, 2, 3, 4» 5, 6. C'était donc sur l'éducation antérieure ou de 1'^. phase, [&ge3 à4i/3 ans , et sur rinslinctuelle ou préparatoire de 0 à 5 ans, ] que reposait tout le problème ; et j'ai dû , au risque de rédites, y donner plus de détails qu'aux trois autres phases , dont l'exposé sera bien plus succinct.

L'éducation des 5 tribus supérieures S, 3, 4, 5, 6, ne présentera pas de difficultés. Nous avons dès ce moment franchi toutes les épines; c'est pour les diminuer , que j'ai divisé en petits chapitres toute la notice d'éducation antérieure.

70 ÂSSOGUTION COMPOSEE.

En la terminant f remargtums sur la médecine comme sur les relations qmlconqtées , une métamorphose qui justifie un peu les diatribes de Molière; chez noue elle est négative subversive, en ce qu'elle a intérêt à propager le mal et en rendre les traitements très-coûteux. L effet contraire a lieu dans t Association , où le médecin et le pharmacien sont eux-mêmes co-associés de la Phalange s et intéressés à ce quelle dépense le moins possible en traitement de maladies et en renouvellement de sujets, La médecine y devient donc positive harmonique. Sur ce point comme sur tout autre, c*est toujours le double miracle ou charme composé (III, 547) aussi inséparable du mécanisme sociétaire , que la fraude composée l'est du régime civilisé et de ses prétendues perfectibilités.

LITllEn. SBCTIONin. 71

Page 1