EN CONCRET
Le 2". tome devait contenir liait sections en quatre Hyres ; mais les 5*. et 4*. sections s'étant trop étendues, il a fallu renvoyer les 5'. et 6*., se borner à donner l'argument de Tune et l'abrégé de l'autre.
Une lacune très-notable dans ce traité provisoire est celle de Téqailibre unitaire externe ou mécanisme de commerce véridique (relations extérieures des Pbalanges) : c'eût été un traité assez long (300 pages an moins). Il exigeait, entre autres préalables , une analyse des M caractères du commerce anarchique (II« â07 ), dont le 31 •., là Bar* QCBBODTE, cst tablé en ordres, genres et espèces (III, 124). Il a falln renvoyer ce sujet au 3*. tome, ainsi que les sections 5 et 6.
Une autre lacune qui se fera sentir dans le cours de toutes les sections, c'est celle de l'analyse des passions, selon l'écbeUe donnée à la table (III, 91 ). J'ai déjà prévenu que cette analyse employant plus d'un demi-volume, ne pourra trouver place qu'au 4". tome.
On ne saurait contenter tous les goûts. Quelques-uns ont pensé que je donnais trop d'étendue au traité de l'éducation, livre II : c'est la seule branche d'Harmonie dont on puisse décrire en détail le mécanisme; encore ai-je entravé à la 4«. notice (210) affectée à la tribu qui entre en âge d'amour. Nos coutumes ne pouvant pas admettre l'bypotbèse de libre choix en amour, il a fallu s'arrêter à cette tribu : l'examen des toivantes aurait exigé qu'on spéculât sur la pleine liberté de choix. Nos rigoristes en admettent volontiers le tableau , quand il s'agit des brigands Turcs et Barbaresqnes, et ils le trouveraient indécent en peripeetive de mœurs futures, applicables seulement à la 3*. génération d'Harmonie, inconséquence digne de gens qui veulent protéger la fourberie conunerciale , et faire régner l'auguste vérité.
L'obstacle dont il s'agit, m'a obligé à donner un long intermède ( III, 51 ) sur la fausseté générale des amours civilisés; critique indispensable en théorie d'équilibre passionnel. Voyez la note (*).
(*) Les preuves sur le mécanisme sociétaire doivent être nÉOiTivis et POSITIVES à la fuis, preuves composées : si le respect dû aux usages et préjugés oblige à retrancher quelque branche de preuves positives , U faut se rattacher aux négatives, comme les tableaux de la fausseté civilisée en relations d'amour et de famiile (Giteb, III, 60; Intbi, III, 86; Ultd, III, 96) . Ces analyses dénotent le besoin d^un régime différent pour arriver à la vérité. Or, si notre système familial était conservé dans l'état sociétaire {Harmonie composée, II, 33), V Association fonderait donc ses équilibres passionnels sur la fausseté , et par suite Dieu
Dans cet iotormède , l'eipositioa placée aox deu arUdea Pa« (III , 51 ) et Cis (54 ), eat fort incomplète; elle eat siaruan, ne roulant qne snr les Yicea inlîérenta à la faoïaeté.
Ge sojet devait être envisagé sons tm point de vue oonposâ, et joindre la perspective des garanties aolidaires à celle du règne de la vérité.
U eût fallu t dès l'exorde, Paue ( III, 51 ) , mentionner ce double bal, VinTÎ et Gabantiis sounâiais : il est exprimé bien tard (55), et trop peu mentionné aux articles Tsans et Fosr.
J'ai commis cette erreur, ce simplisme de but, en voulant faire trop de concessions à l'esprit français qui exige qne, dans une dissertation sur l'amour, on débote par les roses , les papillons et autres fariboles. Préoccupé de cette obligation» j'ai perdu de vue l'un des deux buts , Us iolidantés, et je n'ai fait envisager que la venté. On commet aisément ces inadvertances, quand le manuscrit n'est composé qu'au moment d'être livré à l'ouvrier.
En traitant de la vérité , il faut se garder de la recommander par elle seule, selon l'usage de nos poUtiques.il faut toujours lui accoler l'utile ou bénéflce qu'elle produit constamment dans l'état sodélaire. Elle y devient agréable et utile : dans l'état civilisé, eUe n'est que ruineuse et bonnie.
jcroil ami de la fausseté, pituqu^U en ferait le pivot de scm mècemitme social.
Cette opinion injurieuse à Dieu , est combattue dans les 5 articles Qter, Inter et Ulter, où Vou voit que la fausseté établie par le régHiu actuel, n'engendre que des mteurs infâmes qui ne sauraient être le rœu de ia dtvtnilê. De là j'ai conclu ( Trans., i//, 121 ). eonfre le régime de la fausseté conjugale et commerciale . et conclu sur le besoin d'un régime garant de vérité en commerce et en amour.
C'est traiter une question d'équilibre social en sens négatif : pour pofser au po&itif, je donnerai , au S*, tome , le mécanisme de commerce véridique; mais il restera à donner celui des amours vèridiqiies; et tcnt qne les préjugés s'opposeront à ce qu'il soit publié , on ne devra pas s'étonner que les théories d'équilibre passionnel présentent des lacunes»
Les passions ne sont pas une mécanique dont on puisse équilibrer séparément telle ou telle branche , selon les caprices de chaque lecteur et les restrictions de chaque sophiste ; leur ér/uilibre doit être irtiosal ET muTAian; chacune des parties y correspond au tout ; et si on fausse l'équilibre en amour, àl sera, par contre-coup, faussé du plus au moins dans les autres branches du mécanisme sociétaire. J'ai dû employer un long Intermède à établir ce principe ; il sert de réplique à toutes les objections qu'on pourra m'adresser sur les lacunes, des points faibles, etc. Quand il me sera pei-mis d'écrire l'Harmonie pass. en entier, sans en exclure une passion de très-haute influence {l'amour, cardinale rectrice mineure), on verra qu'il n'existe aucun côté faible dans l'Harmonie passionnelle ou théorie d'unité sociétaire, el que Dteu a bien intégralement calculé et consolidé les équilibres sociaux , sttr tous les points de son mécanisme.
On verra aui Bediooi 7 et 8 que la nouvetle science (f équilibre passionnel est de la compétence des fenunes comme des hommes , et qu'ici les contre-poids et balances ne sont plus des sentiers de ronce* comme dans les sciences aetnetles.
Obligé de renvoyer les sections 5 et 6, j'ai motivé ce délai par deux aperçus^ dont le \*^,, 5\\, prouve que le sujet de la 5«. sectîot' roulerait sur des calculs trop profonds pour des commençants ; et k- sujet de la 6«., sur des calculs souvent risibies aux yeux des civilisés qui ignorent que les moindres plaisirs sont, en Harmonie, l'objet de vastes calculs en essor inflnitésimal.
J'ai fait à cet égard une épreuve sur les lecteurs, par des dissertations puériles en apparence, l'une sur l'écbelle des vilains goûts, 452 , et ses emplois en inflniment petit; l'autre, sur une babiole gastronomique » les petits pâtés , 532. On se tromperait fort, si on traitait ces détails de futilités lorsqu'ils s'appliquent à des spéculations étendues au globe entier. Je préviens que cette courte section est un piège |iour les esprits faux et gens à courte vue, qui ne manqueront pas de s'y prendre, ignorant qu'on ne peut pas établir les équilibres de consonmation , production , hygiène et autres , sur les grains et farines, si on ne sait pas l'établir sur leurs plus menus emplois, comme petits pâtés, croqnignôles et dragées.
Déjà j'ai préludé sur les questions d'infiniment petit au Post-Ambule, ( III , 206 ), où j'ai indiqué uue économie annuelle de 400 milliards sur des épingles, des allumettes et autres minuties que dédaigneraient nos sublimes génies. Toutefois, il faut faire ici une différence de nation à nation, et je suis persuadé que ces calculs sur les emplois de l'infiniment petit , seront mieux appréciés liors de France.
Non-seulement ils forment une branche pivotale de l'Harmonie ; mais ils doivent y produire des équilibres généraux en matériel et en paasionnel : c'est la thèse que je démontre à la ê*, section , sur des infiniment petits. Le calcul sur les oeufs de poule ( III, 206 ) n'est qu'une harmonie matérielle simple : ici je présente rharmonie des inflniment petits en composé matériel et passionnel. Au reste, si les sots raillent sur pareille thèse, les géomètres et les vrais éqoilibristes en sentiront l'importance. Voyez 362.
J'ai déjà remontré (II, 188) les lecteurs pointilleux qni ne s'attachent qu'aux accessoires, aux minuties, aux côtés plaisants pour des esprits superficiels : je leur réitère que, dans une affaire d'intérêt si majeur, l'attention doit se fixer sur les sept points principaux , énoncés Avani- Propos, Pajc; il importe de le rappeler au début du 2F, tome, afin de garantir le lecteur bénévole des insinuations de détracteurs et ergoteurs qui lui feraient perdre le fruit de cette étude, en le distrayant par la critique des formes, au lieu de le fixer à l'examen du fond, â la question de réalité de l'invention.