CHAPITRE IfL
ÉDonnité des bénéfices relatifs : Trentuple, Centuple, Millnple^
Infinitésimal.
C'est exciter la défiance des lecteurs que de leur annoncer des richesses trop immenses pour leurs modiques' désirs. Cependant il faut, dans les aperçus de t ce régime social dont le mécanisme sera décrit dans > les chapitres' suivants 9 exposer tout ce qui peut exciter l'intérêt.
Les calculs d'un profit centuplé peuvent, quoique fortjustes > mal sympathiser avec la bourgeoise ambition descivilisés. La plupart s'écrieront r A quoi bon ces perspectives d'opulence démesurée, quand on se contenterait du dixième de tant de biens I Qu'importe? celui qui s'en effraiera, ne sera-t-il pas toujours libre de refuser?
Les produits de l'Association en relatif sont d'une telle immensité, qu'ils méritent un chapitre à part. levais, pour apprivoiser le lecteur, les 4ui présenter par degrés , en trentuple, centuple, milluple, infinitésimal.
Démontrons d'abord sur le trentuple. Il faut ici supposer l'ordre sociétaire pleinement établi.
Trentuple. Deux hommes fréquentent assidûment l'opëra : l'un payant chaque jour 3 francs à l'entrée a dépensé au bout de l'an 300 francs pour cent représentations. L'autre, au moyen d'une faveur, est admis gratuitement, sauf étrennes qui s'élèvent à iO francs. Tous deux ont joui du même plaisir, aux mêmes loges; l'un pour 300 fr., l'autre pour 10 fr. Celui-ci ayant dépensé trente fois moins a donc joui d'une richesse relativement trentuple.
Objectera-t-on que l'opéra est un amusement, et non
pas tto gain positif, un ptoduii encaissé? Peu importe : notre objet ici est Tanalyse du bénéfice relatif: d'aillears» nul avantage n'est bdifférent dans l'état sociétaire » puis-» que tout y est lié » et que le résultat obtenu sur les plai-* sirs sera applicable aux trayaux productifs. Voyei note B,43.
Dissipons une erreur dominante sur ce point. Les ci?ilises , toujours embarrassés de nourrir et Tètir leur populace affamée , n*estiment la richesse effectiTe que sur la masse de choux et de sabots que le travail a pu donner : c^st un calcul bon pour des misérables* Quant aux Harmoniens qui ne risquent jamais de manquer du nécessaire» ni même du superflu , et qui ont toujours des provisions de subsistances pour plusieurs années » leur jugement sur la richesse ne s'établit pas comme le nôtre , en mode simple , borné à la quantité de subsistance : on porte aussi en compte les ressources d'agrément propres A exciter cette attraction d'où naît le produit agricole et manufacturier. En partant de ce principe » une amuselte comme l'opéra devient branche de fortune publique » si elle peut contribuer à renforcer l'attraction , véhicule des travaux |H*oductifs.' Nous verrons (3^. et 4*. sections) que l'opéra en- association est indispensable à l'éducation industrielle.
Par égard pour les préjugés , restreignons nos calculs  l'utile» comme logement, vêtement, subsistance, et déterminons le moyen terme du produit que donneront ces diverses branches , en faisant la balance de l'effectif et du relatif. Nous verrons l'accroissement de richesse rAa— tive , que je viens d'estimer trentuple sur l'opéra , s'élever au centuple et au milluple sur d'autres objets.
En centuple, citons les vêtements artificiels et naturels,..
J'entends par vêtement artificiel nos étoffes , nos murs et chambres; et par naturel, l'atmosphère qui, pftr contact avec nous, derient portion naturelle du rêlement.
Sur ce point , un prince n'atteint pas au oefitième de la richesse d'un harmonien de dernière classe. Le ebarme des vêtements ne consiste pas à ôtre chamarré d'or, maïs pourvu dans tous les cas d'habillements commodes et assortis à la circonstance, aux fonctions du moment. Si ce prince veut en hiver aller des bals aux assemblées , il n'a point de communications couvertes et chauffées. Cependant Tatmosphère et les abris sont une portion intégrante de nos vêtements. Quant à la partie qu'on nomme étoffe , le plus pauvre des Harmoniens sera en ce genre l'égal de nos princes, parce que l'ordre sociétaire multipliera les vigognes, castors et cachemires à tel points que ces laines seront à portée de la classe pauvre, et que le» qualités dites Ségovianes seront réservées pour les emplois ordinaires, schabraques, voitures; puis les qualités dites Berry, Flandre , pour les habits de travail , à moins de fonction qui en exige de plus grossières; et ainsi des autres étoffes.
Kos monarques , en fait de vêtement , sont donc fort au-dessous du sort d'un pauvre harmonien , car ils sont privés de la branche principale d'agrément, qui est l'atmosphère factice adaptée à toutes fonctions. Le Roi de France n'a pas même un porche pour monter en voilure à l'abri des injures de l'air : quelle est comparativement la pauvreté d'un plébéïen, qui à l'armée est obKgé de bivouaquer sur la neige ou dans la boue! tandis que, dans Tétat sociétaire, [il monte en voiture dans un porche bien chauffé,] il ne travaille en plein air qu'en temps opportun, et trouve sur tous les points du canton des belvédères et
kiosks , où sont déposés les ieoles et habits spéciaux , et où i'oD amène à la fin de la séance d'une henre et demie ou 3 heures des ralratehissements» puis des voitures en cas de pluie y etc.
On n'a jamais songé, en civilisation» à perfectionner cette portion du vêtement qu'on nomme atmosphère, a?ec laquelle nous sommes en contact perpétuel. Il ne suffit pas de la modifier dans les salons de quelques oisifs, qui euxHnémes au sortir de leur hôtel gagneront des rhumes au milieu du brouillard. U faut modifier l'atmosphère en système général , adapté à toutes les fonctions du genre humain; et cette correction doit être composée, portant sur Ves^entiel ou graduation générale des climalures (voyez note A), et sur V accessoire ou graduation locale, qui n'est pas même connue dans nos capitales; car on voit à Pari» un Bazar ouvert , dit Palais-royal , dont les galeries couvertes ne sont ni chauffées en hiver ni veoUlées eo été. C'est le superlatif de la pauvreté, comparativement à l'état sociétaire, où le plus pauvre des hommes aura des communications chauffées et ventilées, des tentes et abris pour toutes ses fonctions; sauf un petit nombre de corvées, comme celle de la poste , qu'il faut bien faire en plein air, quelle que soit la température : mais l'exception du huitième confirme la règle : d'ailleurs les corvées seront affectées à quelques individus dont le tempérament pourra s'en accommoder, et qui s'en feront un jeu, vu le grand bénéfice qu'ils y trouveront.
L'accroissement de bien-être ou richesse relative, quant au vêtement, s'élèvera donc à un degré prodigieux ; ce n'est pas exagérer que de l'estimer an centuple relatif, pour le vêlement naturel ou atmosphérique.
38 ClS-'LÉGOMÈNfiS.
Passons* aui bénéfices relatifs de degré millaple et infî-' nilésimal ou incalculable : nous allons trouver cet avan-' tage sur les logements et transports de l'état sociétaire^
Dés la « pleine » fondation de THarmonie, tel qui aujourd'hui n'a qu'une cabane ou un grabat dans les greniers des yilles, jouira de 500,000 palais (phalanstères» manoirs de Phalanges), beaucoup plus agréables que les palais de Paris et de Rome, où l'on ne peut pas trourer le quart des agréments que réunira un phalanstère; entre autres celui des communications couvertes et tempérées.
Ce même homme qui aujourd'hui est obligé de porter ses sabots à la main, de peur de les user (coutume des paysans de la belle France), aura sur toutes les routes du globe l'admission gratuite dans les voitures de minimum, qui seront de bonnes diligences, bien suspendues ; puis le minùnum de table , car les Harmoniens exercent partout l'hospitalité, comme onTexerçaitàla Grande-Chartpeuscr od un voyageur pouvait s'installer pendant trois jours, bien reçu, bien nourri, bien logé, mais sans fourniture de vêtements, ni de voitures^ qu'il trouvera en Harmonie partout od il en demandera.
Sous ce rapport , la richesse d'un tel homme s'éfèverabien au-delA du milluple , comparativement à l'état civi* lise. Les Rois mêmes pourront se dire mille fois plus riches; car à quelques* journées de leurs états, n'allassent-ils que de France en Barbarie , ils ne trouveront ni gîte ni subsistance ; encore moins des divertissements composés^ c'est-à-dire plaisirs des sens et de l'âme, essor combiné des passions sensitives et affectives.
Un monarque est donc pauvre sous le rapport des lo^ gemenls , si , voulant voyager en Asie , on Afrique , il n'y
trouve pas on abri, n'y rencontre que famine » yoleurs^ assassins, vermine , intempérie , et n'est pas mêmeadmis dans divers états , comme Chine ou Japon , où son goAl pour les voyages l'aurait attiré. Que lui serviront, dans ce cas, les châteaux qu'il possède autour de Paris ou Londres , châteaux souvent fort ennuyeux pour lui et sa coor? J'ai cité (il, 394) madame deHaintenon qui de son propre aveu mourait d'ennui; il paratt que Louis XV était de même avis, et désertait volontiers ses palais pour le parc aux cerfs (i) et la petite maisons
Quant au salarié qui , au lieu de palais, n'a pas même mr grabat, comme les Lazarons de Naples, rédoits à coucher dans la rue , s'il acquiert l'avantage de résider, faire bonne chère et se délecter dans 500,000 phalanstères , se faire transporter gratuitement de l'un â l'autre dans d'excellentes voitures , ne sera-t-il pas sur ce point 300,000 fois plus riche qu'un seigneur civilisé , qui n'a qu'un château où il vit souvent [harcelé' par l'usorier], fort ennuyé et très-dépourvu en tous genres de plaisirs? La richesse relative peut donc , en Harmonie, s'élever, en quelques branches , au degré incalculable désignè^ soos les titres de milluple et infinitésimal : en prenant to tenm moyen de ces accroissements relatifs, combinés avec les effectifs dont traite le i^. chapitre, et les puissancieb
(i) Le monarque voyageant dans PHarmonîe aurait trouvé beaocoop mieux dans les 800,000 palais du ^be , unsi qvt^on le verra au traité du sympathisme oceasionnel, sorte de plaisir que ne peuvent pas se procurer les monarques civilisés , même dans leur parc aux cerfs , qui n^est après tout qu*ua sérail , une réumoQ de plaisir simple et de lien matériel. Ces sortes de jouissances, le sympathisme occasionnel et autres, ne s*établiront pas dans la 1". génération d^Harmonie; tout ira par degrés.
40 QS-LiGOHÈNES.
dont traite le S®. , on verra que je suis excessivement audessous de la réalité» dans mes évaluations de bénéfice général énoncé comme il suit :
Assoc. simple» triple en effectif,
décuple en relatif.
Assoc. mixte» quintuple en effectif,
vingtuple en relatif.
Assoc. composée » septuple en effectif,
trentuple en relatif.
Et lorsqu'on aura lu le traité des Séries pass. , qui enseigne Fart d'opérer ce concours d'industrie bienfaisante , ce sera le lecteur même qui voudra enchérir sur mes estimations, dont il aura été choqué à la lecture des premières pages.
D'ailleurs , en richesse effective comme celle de la sri)sbtanoe, n'est-il pas évident ipie les plébéiens et les princes mêmes obtiendront le trentuplement réel ? Cela sera démontré phis loin, en parlant du pain et de ses variétés, sur lesquelles un prince même ne peut pas, dans sa capiCale (et encore moins en voyage), satisfaire ses fantaisie» à^espèee. Il est impossible de lui procurer en pain les variétés journalières , si impraticables, si ruineuses en civilisation : lui-même n'aura pu ni les prévoir ni les commander ; il n'aura pas su qu'à telle heure il lui surviendrait une fantaisie de pain bis, en telle qualité et tel mélange; et avec des millions de rente, il sera obligé de se passer de ce qu'il désire. Ce n'est qu'en Association qu'il peut jouir sur ce point de la richesse effective en variétés; on les y trouve sans cesse , parce qu'elles y deviennent ressort d'économie pour les Séries pass.
On se convaincra, dans le cours du traité des Séries , 4®. et 5®. tomes, que toute fabrication, qui se rapprocherait
de raniformiié, entraverait pea à peu le jea des contrastes et des rivalités : on verrait la manœuvre gênée » les ressorts d'attraction s'amortir, s'éteindre par degrés; les passions tomber en calme, puis en discorde; la mécaniqoe sociale se désorganiser par le seul fait de cette uniformité de goûts qu'esige aujourd'hui la morale , ennemie des variétés qu'exigent le luxe et l'attraction.
Ce sera donc un effet forcé que cette richesse du trentuple effectif sur les comestibles; or, si elle est
en effectif trentuple sur cet objet , et en relatif centuple , milluple, incalculable sur divers détails de vêtement, logement , etc. , c'est caver au plus bas et beaucoup trop bas, que de l'énoncer en moyen terme au trentuple relatif pour TAssociation composée , aa décuple pour la simple.
Illusions, diront les sceptiques. Nous n'avons que faire de ces trentuplements et centuplements relatifs; il nous faut de l'effectif, du bénéfice réel et sonnant» J'observe que nous en sommes ici au chapitre du relatif : cependant, pour les rassurer, j'ajoute en note (0 deux preuves détaillées du bénéfice réel ou effectif des cultures de l'état sociétaire. L'une des preuves , tirée du Melon, spécule sur le bénéfice industriel combiné avec le clima^ térique et donnant un produit du centuple effectif: l'autre preuve, tirée de 1' Artichaut, présente un bénéfice du cinquantuple effectif sur la seule chance de perfectionnement industriel en climature actuelle.
Les parallèles contenus dans cette note B donnent la mesure de l'énormité de produit qu'obtiendront des Séries pass. , élevant au plus haut degré les trois moyens
(i) Voyez la note B, page 43.
42 CIS-LÉGOMÈNES.
é' intelligence, dextérité et attirail agricole; affectant à chaque trayaîl , non pas un homme intelligent, mais une messe d'hahiles sectaires suhdiyisès en groupes, dont chacun excelle dans l'un des détails théoriques ou pratiques, exerce passionnément et cahalistiquemeni sur telle espèce ou variété, et non pas sur un genre entier , comme* nos cultivateurs. Ceux-ci remplissant des fonc^ lions auxquelles une Série affecte une cinquantaine d'hommes instruits ,r atteignent tout au plus au dixième de la dextérité des Séries pass.
Tout en promenant mes lecteurs sur les flotSi du Pactole , je n'ai point encore satisfait ceux qui sont les plus empressés d'y puiser : c'est la nombreuse classe des disciples de Barème, les Usuriers. Chacun d'eux va demander si, dans l'Association, l'on ne pourra pas retirer de son argent un honnête intérêt, conune 30 pour 100; prétention bien modique dans un ordre qui va trentupler tant do sortes de bénéfices? Cette demande n'est pas si déraisonnable qu'elle le paratt, et j'y satisferai dans un chapitre de la 5®. Notice, où je disserterai sur la lésion des propriétaires civilisés , qui au lieu de 30 n'obtiennent que 3 pour 100 : je leur prouverai arithmétiquement qu'en Association le petit propriétaire obtient communément 30 pour 100 du capital qu'il a versé dans la Phalange. Répétons que ce sera calcul arithmétique*
Ces aperçus de prodiges sociétaires que ridiculisent les lecteurs malveillants serviront à piquer la curiosité des hommes impartiaux, et soutenir leur attention dans la notice théorique à laquelle nous allons passer.
Pour fruit de celle-ci, reconnaissons qu'un volume d'analyses et de tableaux spéculatifs sur l'Association ( volume dont la publication devait être la première tliche
$ECOKI>£ PARTIE. KOTICE IT. 4o
des Sociétés d*agrîcultare , dont chacane y pouvait fournir QQ contingent) aurait réussi à stimuler les esprits et provoquer rinyestigation. Il faut des indices pour éveiller le génie et le décidera entrer dans des routes inconnues. Rien n'y aurait mieux coopéré qu'un éveil spéculatif; un volume à*utopie êociéiavre , dont je viens de donner le canevas dans cette 4®. Notice, en supposant, selon la méthode algébrique , le procédé découvert ; hypothèse d'autant plus Itcite , que ledit procédé est publié dans cet ouvrage, et remplira pleinement les trois conditions : i<^. lien spontané des familles inégales; 99. répartition proportionnelle aux trois facultés. Capital^ Travail et Talent; 3<^. concours de F intérêt collectif avec l'intérêt individuel , et tant d'autres merveilles sociales, minimum , vérité, atlraetùm induitrielle , etc. : elles ne peuvent naître que de l'Association , et nullement de cette industrie morcelée ou civilisée qui s'épuise en tentatives d'amélioration si tristement déjouées par le progrès évident des 9 fléaux (II, 130), dont on ne peut trouver le remède que dans une issue de la civilisation.
Note B, Sur le Trentuplement spécial de Riche $ se
effective.
Application au Melon et à rÂRTiCHAUT.
Un melon £ide et fiévreux , cultivé en Flandre ou en Hollande , peut Taloir 6 sons \ Bruxelles. Si l'on pouvait procurer aux riches habitants de Bruxelles ou d'Amsterdam un melon musqué d^ Astracan , qualité garantie , ils en donneraient volontiers un prix décuple , 60 sous ; et n*en a pas qui veut, de bons \ ce prix • On paie bien dans Lyon 50 sous un petit melon musqué de Provence , encore fant-il en acheter plus d*un mauvais avant d^en
trouver uu bon ; de sorte que le bon revient , en prix rëei , a 60 sous, par la nécessite du double achat et la perte de moitié des pièces achetées , qui valent moins que rien , car un mauvais melon fait murmurer toute une compagnie.
Si Tordre sociétaire , moyennant la correction de température, note A , a les moyens de produire sur le sol de Bruxelles et Londres , des melons en qualité d^Àslracan , ce sera dé)k un bénéfice réel porté au décuple, bénéfice bien effectif, puisqu'auJourd*hui on paierait k Londres un véritable Àstracan 60 soos de France , au lieu de 6.
Admettons en outre que TAssociation puisse, k frais égaux, à égale étendue de terrain , tripler la quantité de ces melons , en évitant les vices de culture, les ravages d^insectes ou de rats, les entraves de température , etc. , le bénéfice réel deviendra trentuple, puisqu^on aura triplé la quantité d'un objet décuple en valeur effective, comparativement k ce qu^il est aujourd'hui. Le sol qui rendait, sur tel espace carré, un méchant melon de IS sotts, aura rendu sur pareil espace, trois melons musqués de 60 sous, valeur actuelle; total 180 sous , et en effectif un bénéfice trentuple.
Si , par des mesures de conservation impraticables dans Tordre civilisé, on peut garder ces trois melons jusqu^en mars et avril, ou leur valeur devient triple , comme celle de tout fruit longtemps conservé, cette valeur de 180 sons , soit 9 fr. , s'élèvera \ 27 fr. pour les trois melons. L*accroissement de bénéfice est porté ici du trentuple au nonantuple , et ce n*est pas richesse relative , mais effective , et aussi réelle que la différence d'un diamant k un grain de verre.
Chacun jouit plus ou moins , en Harmonie , de ces branches de richesse réelle trentuplées et centuplées par les trois ressorts cumulés de