CHAPITRE IH. ANTIENNE
4°, Se ménager, par la correspondance des banques avec le ministère , une influence eontre les menéea d'accaparement, fluctuations du prix des denrées, extorsions du commerçant. '
5°. Epargner les poursuites contre le petit contribuable, pour qui les B. K. feraient l'avance d'impôt, vu les moyens qu'elles auraient de se récupérer par son travail à journée, le dépôt de ses petites récoltes, et même l'affermage de ses terres.
6°. Placer avantageusement 300,000 individus, environ 15 par banque rurale actionnaire.
7°. Faire verser 500,000,000 fr. à la caisse d'amortissement ; car chacune des 20,000 B. R. A. fournirait au moins 15,000 fr. de cautionnement,- total, 300,000,000, y compris celui des régents supérieurs.
Action unitaire, par 20,000 fermes expérimentales et 20,000 caisses d'épargne. Garanties contre l'indigence et la famine (**) (<59), etc.
C'est ainsi qu'une politique initiée au calcul du mouvement social et de ses effets futurs , saurait s'emparer à temps des germes de mal , et les transformer en voies de bien, au lieu d'abandonner l'industrie à la rapacité individuelle dite concurrence mercantile.
Voilà une opération neuve et digne d'un ministère éclairé : 200 millions de revenu à gagner sans frais de perception, sur l'affermage des B. R., qui elles-mêmes en gagneraient 400 pour leurs actionnaires, tout en fournissant à l'agriculture des secours efficaces et constants : la fondation d'une B. R. A. d'épreuve, cap. 600,000 fr., est chose à proposer aux corps électoraux en 1 ,200 actions de500fr.
Elles verseraient au fisc de quoi solder l'intérêt des
m CHAPITRE m. ANTIENTŒ.
emprunt», el Ton aurait un bien en balancé d'un mal. Mais on n'aura que deux calamités, si le gouvernement ne prend pas l'initiative en ce genre , et s'il laisse aux agioteurs cette branche d'industrie prête à naître, ce moyen de pressurer l'agriculture en détail comme ils la pressurent en gros par les emprunts.
Bref, la féodalité usuraire, quatrième phase de civilisation , est sur le point de tout envahir. Si le gouvernement y applique le remède indiqué, il aura opéré le vrai perfectionnement social, en aidant les nations à franchir la quatrième phase de civilisation, et entrer en l re . phase de sixième période ou garantisme (table, ts).
Voilà, pour ceux qu'épouvantent les prodiges sociétaires, une opération de basse catégorie, de teinte civilisée, et pourtant colossale en bienfaits. LesB. R.,en amodiant des terres, formeraient 20,000 fermes expérimentales, UNITAIRES, opérant d'après instructions d'une société centrale. Elles gagneraient, tout en servant puissamment le cultivateur, 1/4 en sus du produit gêné* ral, soit 1,200,000,000; la moitié aux frais, reste 600,000,000, dont 1/3 au fisc leur associé.
Elles fourniraient des places pour 300,000 agents, depuis les valets jusqu'aux chefs : chance digne de l'attention du ministère.
A l'appui, il eût fallu un parallèle des fonctions d'une banque rurale actionnaire et d'un comptoir, bas degré d'attraction industrielle. Il sera aisé d'en publier le plan.
Au résumé : le monde social est encombré de stériles rhéteurs; il a besoin du secours des inventeurs et des sciences nouvelles.
Un homme exercé sur le calcul du mouvement social et des opérations dont il est susceptible, pourrait, soit dans
Diqitized
les conseils d'étal, soit dans les écrits politiques, faire adopter ces améliorations subalternes (6 e . période, table, 15); et ouvrir, en tout débat, des avis lumineux, là où il ne sait que souscrire au mal existant, sous prétexte que ce mal est inséparable de la civilisation (***),