IE = IE
On a vu plus haut que le point D décrit un petit arc
pp" pp"
égal à — dot. Or ~ = IE Donc le petit arc décrit par p' P^
le point D est égal a IEda = Ada; en posant IE = h.
Appelons w l’angle décrit par les rayons d’excentricité, ou par l’essieu moteur, cet angle étant positif (juand la rotation s’effectue dans le sens indiqué par les (lèches sur la ligure, et négatif dans le sens inverse; et soit dw l’angle infiniment petit dont tourne cet essieu pendant que la coulisse tourne de l’angle d a. Si r est le rayon d’excentricité, rdw sera l’arc infiniment petit dé-
crit par le point D, et on aura, d’après ce qui précède :
(1) d*=:-du.
il résulte des considérations qui viennent d’être exposées, un moyen assez simple, les éléments d’une distribution étant donnés, de faire l’épure qui permettra de connaître tous les résultats de cette distribution , c’est-à-dire l’admission, la détente, l’échappement, la compression , l’avance linéaire , etc. Il suffit pour cela de faire tourner les deux rayons d’excentricité d’angles suffisamment petits à la fois , pour qu’on puisse supposer que , pour chacun de ces petits mouvements , la coulisse tourne autour d’un certain centre instantané.
La position de ce centre I se déterminera chaque fois en prolongeant les barres d’excentrique jusqu’à leur rencontre A , joignant AO et cherchant l’intersection l de AO avec la bielle de suspension BS. Connaissant le centre I, on décrira de ce point comme centre deux petits arcs de cercle, l’un avec IC, et l’autre avec IC,, pour rayon ^ puis on cherchera les intersections respectives de ces deux arcs avec deux autres décrits , avec un rayon égal à la barre d’excentrique, l’un du point D comme centre, et l’autre du point Dr On pourrait ainsi faire une épure séparée pour chacun des crans de détente, mais les observations qui seront faites un peu plus loin suffiront pour faire comprendre que, très-généralement, ayant fait l’épure une fois, il suffit de mener des horizontales par les points de la coulisse qui répondent aux divers crans de détente , pour avoir avec une exactitude bien suffisante la marche de chaque cran.
Avant d’aborder la théorie mathématique de la cou- Avance imé
.. . 1 du tiroir
lisse et d arriver aux formules qui servent à faire con-
naître les positions respectives, 'a chaque instant et pour chaque cran , du tiroir et du piston , je vais traiter d’abord et directement ce qui est relatif à l’avance linéaire du tiroir.
Supposons la coulisse au point mort , c’est-à-dire conduisant le tiroir par son point milieu, et la manivelle horizontale, c’est-à-dire le piston à fond de course. A ce moment, qui correspond à l’admission, on aura, suivant les cas, une certaine avance linéaire ou un certain retard du tiroir. Imaginons maintenant que, sans faire tourner l’essieu, on fasse, par la bielle de suspension , monter ou descendre la coulisse de manière à mettre successivement le tiroir en rapport avec tous les crans de la détente. Il est clair que dans ce mouvement les différents points de la coulisse doivent, autant que possible, venir passer par le même point de l’horizontale OH ( fig . 1) , afin que l’avance linéaire varie le moins possible. Or on voit que si les points D et D1 sont immobiles, et que la coulisse descende par le mouvement seul de la bielle de suspension , le point A est le centre instantané de rotation de la coulisse , et pour que celle-ci vienne toujours rencontrer l’horizontale OH au même point M , il faudrait que la coulisse fût décrite a\ec un arc de cercle d’un rayon AC = ACt == AM. Cherchons donc quelle est la valeur de ce rayon , et pour cela appelons 2c la longueur de la coulisse, G le complément de l’angle de calage ou de l’angle d’avance, que je supposerai commun aux deux excentriques, et d la longueur des barres d’exceniriques : quand la coulisse e&tau point mort, et par conséquent verticale , elle est parallèle à DD1 , le point A est sur l’horizontale OH , et l’on a, en posant par approximation PM = d ;
AM : AM —d :: CM : DP :: c : r sin e9
on
donc
AM : d :: c: c — rsinO;