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indices de la balance du commerce entre les différents pays. Us se mettent aussi au point de vue des négociants et des banquiers. Ils considèrent les changes comme un baromètre sûr. indiquant l’état du marché financier, la solidité du crédit, le taux de l’intérêt, la situation comparative de la circulation dans les divers pays, et ils trouvent dans tous les incidents commerciaux et dans tous les mouvements monétaires, une occasion de juger leurs théories à l'épreuve des faits.
11 y a relativement peu de personnes, même parmi les négociants et les banquiers de premier ordre, à moins qu elles 11e soient fortement et exclusivement engagées dans les affaires internationales, qui envisagent notre sujet avec toute l’importance que mérite son extrême gravité.
Mais la situation actuelle des marchés monétaires, situation sur laquelle les changes exercent en ce moment une influence extraordinaire, anormale, semble fournir une occasion particulièrement favorable pour une discussion qui, en d’autres circonstances, pourrait paraître oiseuse et peu attrayante. L’objet qu’on se propose ici 11’est pas de mettre en avant certaines théories dogmatiques, mais d’appeler plutôt l’attention des lecteurs sur un certain nombre de faits considérés.
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en général, comme inintelligibles, ou comme particulièrement compliqués. En les analysant avec soin et en les éclairant par des exemples, on peut les présenter sous une forme simple, et leur donner un aspect qui satisfasse tous les esprits.
Une connaissance réelle des principes est absolument nécessaire pour apprécier avec justesse et netteté les lois' qui gouvernent notre marché financier et notre commerce extérieur, et nous aurions atteint notre but si l’ouvrage que nous publions en ce moment, pouvait contribuera faire comprendre ces lois d’une façon tout à la fois claire et plus complète.
Pour traiter notre sujet, nous avions à résoudre une première difficulté : Quelle connaissance de la matière fallait-il supposer chez les lecteurs de notre étude? Quel était, en outre, le point de vue sous lequel nous devions croire qu’ils avaient pris l’habitude d’envisager les faits? Les recherches
doivent être conduites suivant des méthodes séparées et toutes différentes, selon la classe de lecteurs qu’on croira devoir entraîner dans la discussion; et c’est fort difficile de choisir une méthode qui soit également bonne pour tout le monde. Si l’on s’adresse à des personnes qui ont étudié les matières que nous traitons, en théorie
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on peut considérer comme acquis un certain nombre de points, dont l'exposition serait fatigante et inutile et ne ferait que retarder l’examen îles problèmes et des théories les plus intéressants. Si c’est, au contraire, le public en général qui prend de l’intérêt à ces discussions, il faut suivre une marche opposée et partir de cette supposition que les bases premières et les éléments primordiaux ne sont compris par le lecteur que d’une façon vague et inexacte. Dans cette hypothèse, il faut procéder aussi systématiquement, aussi complètement que possible, même au risque de passer en revue et de démontrer bien des choses qui, dans l’opinion de quelques personnes, auraient pu être passées sous silence. Une troisième méthode, qui diffère des deux autres, peut être employée avec beaucoup d avantage, si l’on s’adresse à des gens qui, d’un côté ont une grande connaissance pratique des changes et peuvent être considérés comme familiers avec le sujet, mais qui, d’un autre côté, n’ont jamais systématisé leurs opinions, ni tiré de conclusions des faits qu’ils ont observés.
Les changes étrangers peuvent être un objet intéressant d’étude aussi bien pour l’économiste que pour le lecteur en général; mais ils doivent