IV PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION FRANÇAISE
tèmes monétaires où il n’y a pas de rapport légal entre les valeurs des deux métaux, c’est-à-dire les systèmes fondés sur l’étalon unique.
M. Gosclien avait bien fait remarquer la nature particulière des variations du Change entre pays dont l’étalon monétaire ne concorde pas. 11 avait pris pour exemple l’Angleterre et II ambourg, dont le système monétaire avait pour base, dans l’un comme dans l’autre pays un étalon unique mais différent, l’or en Angleterre et l’argent à Hambourg.
Il avait fait remarquer, avec insistance, que toute opération de change entre Londres et Hambourg était doublée d’une opération de vente ou d’acliat de lingots d’or ou de lingots d’argent.
Mais à cette époque, en 1861, si l’argent n’avait en Angleterre et l’or à Hambourg que le caractère d’une marchandise, il existait cependant une garantie contre les variations de leur valeur relative. Cette garantie, très réelle, quoique indirecte, était celle que la France et depuis 1865 l’Union des quatre puissances latines, France, Belgique, Suisse et Italie avait en réalité donnée au monde entier en même temps qu’à leurs nationaux, par la constitution de leur système monétaire.