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DEUXIÈME PARTIE

INTRODUCTION

j 6. Toute étoffe se compose de deux systèmes de fils, connus sous les dénominations de cliaine et de trame, dont l’un est perpendiculaire à l’autre.

Dans les étoffes de soie , ce qu’on nomme vulgairement un fil, se compose de plusieurs fils de cocon qu’on appelle brins.

Le fil le plus fin se compose de trois brins, et le plus gros de huit ou dix.

Le fil obtenu par le dévidage immédiat des cocons est la soie grége ou grége.

Le fil de soie grége destiné à faire la chaîne d’une étoffe reçoit généralement deux apprêts et quelquefois trois.

Le premier consiste à tordre un fil de grége;

Le second consiste à tordre ensemble deux fils de grége qui ont subi chacun un apprêt;

Le troisième consiste à tordre ensemble trois fils de grége qui ont subi chacun un apprêt.

Le fil de soie ainsi apprêté est nommé organsin.

Le fil de soie grége destiné à la trame se compose' généralement de deux fils de grége et quelquefois de

Il* PABT1Ü. APPLICATION.

trois, tordus ensemble, mais toujours bien plus faiblement que ne l’est l’organsin.

La chaîne a plus de force que la trame, et la plus grande torsion à laquelle on l’a soumise l’a rendue moins brillante.

On rapporte généralement tous les procédés de tissage à quatre principaux qu’on appelle armures; ils sont caractérisés par leurs produits, savoir : le satin, le reps, le taffetas et le sergé. Quelques personnes ne comptent que trois armures principales, le satin, le taffetas et le sergé, parce qu’elles considèrent le reps comme une simple modification des trois autres.

Afin d’appliquer avec le plus de précision possible les principes que j’ai posés dans la première partie de ce travail, à l’explication des effets optiques que présentent les étoffes de soie les plus remarquables, j’envisagerai ces tissus sous quatre points de vue, dont les trois premiers concernent les étoffes dites unies, c’est-à-dire, celles qui ne présentent pas de dessins fixes produits par le tissage; leur surface pouvant être plane aussi bien qu’à côtes, l'épithète unies s’applique donc à l’absence du dessin et non à l’égalité ou l’inégalité de la surface; le quatrième point de vue concerne les étoffes façonnées ou étoffes à dessins fixes produits par le tissage.

I" point de vue.

17. Sous le premier point de vue je prends les étoffes unies d’une seule couleur ou monochromes, afin de déterminer la part de la chaîne et de la trame

Il* PARTIE. APPLICATION. ag

qui les constituent clans la manière dont leur surface peut réfléchir la lumière qui éclaire les tissus, quand ceux-ci sont observés dans les quatre circonstances dont j’ai parlé en traitant de la réflexion de la lumière par un système de cylindres parallèles lisses ou cannelés (3; 9 ). De là résultent deux grandes divisions : dans la première, les effets optiques essentiels peuvent se rapporter exclusivement à la chaîne ou à la trame, tandis que dans la seconde, ils se rapportent nécessairement à la chaîne et à la trame.

La première division se partage en quatre sections, dont la première comprend les satins et les velours frisés , correspondant par leur mode de réfléchir la lumière à un système de cylindres parallèles (3); la deuxième section comprend les reps , les bazinés et les eâlelines , dont le mode de réfléchir la lumière correspond à celui d’un système de cylindres cannelés perpendiculairement à leur axe ( 9 ); la troisième comprend les velours simulés , dont le mode de réfléchir la lumière peut participer à la fois des modes dont les deux systèmes la réfléchissent (i3); la quatrième, des velours simulés, dont la réflexion de la lumière est telle, que, dans la première et la troisième circonstance, elle paraissait être également éclairée.

La seconde division renferme des étoffes assez variées, savoir: la gaze, le crêpe lisse , le florence,la marceline, le taffetas, la louisine, le gros de Naples, le pou-de-soie, la turquoise, le sergé, la virginie et le filoché.

a" point de vue.

18. Sous le second point de vue, j’examine, non plus des étoffes unies monochromes, mais des étoffes dont la chaîne et la trame, étant toutes les deux visibles, n’ontpas la même couleur. Elles sont Ailes glacées ; celles qui présentent des fils de trois couleurs différentes sont distinguées des étoffes dont les fils ne sont que de deux couleurs par la dénomination de caméléons.

3 * point de vue.

19. Sous le troisième point de vue, je considère des étoffes unies à côtes et monochromes ou glacées qui, après le tissage, doivent à une pression convenablement opérée cette sorte de dessins qu’on appelle moire.

4' point de vue.

ao. Sous le quatrième point de vue, je considère les étoffes relativement aux dessius fixes, c’est-à-dire aux dessins qui conservent leurs limites ou leur figure, quelles que soient les positions dans lesquelles on les regarde. Ces dessins, résultat du tissage, peuvent être d’une seule couleur et produits par la chaîne ou par la trame seulement, ou à la fois par la chaîne et par la trame, comme ori le voit dans la damassure primitive par exemple; les dessins peuvent être de couleurs différentes, et présenter, soit les images les plus simples, comme des zones rectilignes, des zones en zigzag, des zones ondulées; soit des images plus ou moins complexes, telles que des fleurs, des insectes, etc. L’examen des étoffes dites façonnées appartient donc au quatrième point de vue, comme l’examen des étoffes dites unies appartient aux trois premiers.

Il PARTIE. APPLICATION.

’ DIVISION

i™ section .

i” sous-section.

a' sous-section *• section.

3* section.

4 * section.

Il* DIVISION.

i r * section..

i. a. reps.

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