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RIE JACOB

INTRODUCTION

Dans les leçons que je professai à Lyon, en 1842 et i 843 , je dus subordonner l’exposition du contraste simultané des couleurs aux applications que l’on peut en faire à la fabrication des étoffes de soie, puisque c’était le but définitif que la Société d’agriculture, d’histoire naturelle et des arts utiles d’abord , et la Chambre de commerce de Lyon ensuite , s’étaient proposé d’atteindre , en demandant à M. le Ministre du commerce que je vinsse professer dans cette ville un cours que je fais à Paris tous les deux ans depuis 1828.

Cette demande, émanée d’une ville connue du monde entier par l’excellence, la beauté et le bon goût de ses produits, me fut d’autant plus agréable que j’étais alors entièrement étranger à la seconde capitale du royaume; et qu’en outre, le silence des journaux de Paris sur un enseignement absolument nouveau , aussi bien que le

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manque de toute espèce d’assistance propre à imprimer à cet enseignement un caractère de permanence, me portait à croire qu’il ne me serait pas donné de voir un travail continu de quatorze années, apprécié à la valeur qu’il mérite, j’ose le dire, non-seulement pour la technologie, mais pour les beaux-arts encore. Ce fut donc avec l’intention de satisfaire autant que je le pourrais à la demande de l’industrie de Lyon, qu’avant de professer mes leçons dans cette ville, je me livrai à des recherches que je crus nécessaires pour éclairer le dessinateur et le fabricant, dont le concours est indispensable lorsqu’il s’agit de confectionner des étoffes susceptibles d’offrir à l’oeil les couleurs les mieux assorties et dans leur mélange et dans leurs oppositions.

Ce sont ces recherches , entreprises postérieurement à la rédaction de mon ouvrage sur le contraste simultané des couleurs, publié en i83y, qui composent celui que je livre aujourd’hui au public, sous le titre de Théorie des effets optiques que présentent les étoffes desoie. Plus tard, je donnerai comme complément de tous les travaux que j’ai entrepris dans l’intention de satisfaire aux désirs de la Chambre de commerce de

INTRODUCTION

Lyon , Y Exposé d’un moyen de définir et de nommer les couleurs d’après une méthode rationnelle et expérimentale.

Je serai trop heureux si les membres de la Société d’agriculture , d’histoire naturelle et des arts utiles de Lyon accueillent ces deux ouvrages comme un témoignage de la reconnaissance du nouveau confrère qu’ils ont bien voulu associer à leurs travaux, et s’ils les considèrent, ainsi que les membres de la Chambre de commerce, comme ajoutant quelque chose à l’opinion qu’ils •avaient conçue de l’utilité des applications de la loi du contraste des couleurs à l’industrie de leur ville.

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